Critiques

Diversion : Pas tentant !

Will Smith, c'est le mec qu'on a toujours bien aimé (et ce depuis ses débuts dans la sitcom, "Le Prince de Bel Air"). D'ailleurs, à force d'incarner le mec drôle, cool et sexy (que ce soit dans "Bad Boys", "Hitch" ou "Independance Day"), c'était devenu notre pote. Son énorme capital sympathie faisait même qu'on pouvait aller voir un film parce qu'il était en tête d'affiche. Mais voilà, Will Smith a vieilli, a commencé à faire des mauvais choix dans sa carrière ("After Earth", nanar sans nom, étant l'apogée de l'abîme dans lequel il a réussi à plonger) et surtout il a perdu semble-t-il son modjo, ce petit truc en plus qui faisait son charme. Et c'est sûrement à cause de ça que Diversion, son dernier film ne fonctionne pas aussi bien qu'il aurait pu. Parce que sur le papier, "Diversion" est un film qui a de bons atouts pour séduire soit l'histoire deux arnaqueurs qui tombent amoureux (l'un étant le mentor de l'autre), qui se séparent et qui se retrouvent quelques années plus tard alors que chacun d'entre eux est sur une nouvelle arnaque.

Le problème majeur de "Diversion", au-delà du scénario, c'est donc bien le casting. Non pas que Will Smith ou Margot Robbie ne sont pas bons (ils se débrouillent même plutôt bien), mais on ne comprend pas trop pourquoi le personnage de Margot Robbie (nouvelle blonde d'Hollywood qui réussira peut-être de sortir du lot si elle réussit à acquérir un peu plus de classe) en pince autant pour son mentor (à part un léger problème d'Œdipe à régler); Will Smith en tombeur de midinettes romantiques, désolée, on n'y croit pas (d'ailleurs Kristen Stewart avait refusé le rôle en raison de sa différence d'âge avec Will Smith –  sachant Margot Robbie a le même âge qu'elle). Du coup, le côté bluette du film en souffre pas mal.

Ensuite, le scénario reste assez faible. Certes, on a le droit à des rebondissements toutes les 15 minutes sur le mode « tel est pris qui croyait prendre », mais ceux-ci restent bien trop peu spectaculaires pour éblouir le spectateur, ou tout simplement l'accrocher un peu plus à l'histoire. D'ailleurs si on aime ce style de films (ceux qui bernent le spectateur) autant se revoir la saga des "Ocean's Eleven" qui reste ce qu'il y a de mieux dans le genre, ou, en plus récent, Insaisissables, qui sans être parfait s'en sortait bien mieux que "Diversion". Bref, on a connu le duo Glenn Ficarra et John Requa bien plus inspiré (notamment avec le charmant "Crazy, Stupid, Love").

Au final, "Diversion" reste donc en dessous de nos espérances et même s'il faut reconnaître qu'il fait un bon film de dimanche après-midi pluvieux, quand on n'a pas envie de se prendre la tête, il n'est pas sûr qu'il vaille la peine qu'on dépense le prix d'une place de ciné pour aller le voir.

Auteure :Karine Lebreton
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