13 novembre 2019
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Dracula 2001 avec Gerard Butler : La critique

Réalisé par un membre de la famille Craven (Patrick Lussier, le monteur attitré du maître de l'horreur), "Dracula 2001" vaut surtout pour l'originalité de son scénario qui reprend certains éléments du mythe tout en n'hésitant pas à en intégrer d'autres (l'identité de Dracula en surprendra plus d'un).

Les vampires, on commence à vraiment bien les connaître : fantomatiques aspirateurs de fluide vital ou sanguinaires créatures sans scrupules, toutes les pistes ont déjà été explorées par le cinéma.

De ce fait, Patrick Lussier se contente d'illustrer une énième course-poursuite entre la bestiole aux grandes canines et ses éternels chasseurs. Pieux, crucifix, ails et miroirs sont au rendez-vous avec cette fois-ci un soupçon de technologie et de spiritualité fumeuse en plus. Malgré quelques trouvailles destinées à brouiller les pistes, on réalise bien vite que ce "Dracula 2001" n'est qu'une nouvelle resucée du célèbre mythe.

Lassé de la bonne vieille Transylvanie chère à son coeur et des brumes de Londres, le vampire, probablement en quête de nouveauté lui aussi, s'envole pour le pays de l'oncle Sam. Patrick Lussier donne quelques brefs aperçus de son talent de monteur (notamment dans les flashes du personnage de Mary).

Malheureusement, tout cela est noyé sous un emballage convenu, codifié et beaucoup trop américanisé pour séduire vraiment. Seuls Dracula et les membres de la famille Van Helsing semblent prendre leurs rôles au sérieux, les autres n'hésitant parfois pas à précipiter leurs personnages dans le ridicule le plus achevé.

Si ce "Dracula 2001" n'est évidemment pas à classer au côtés du "Vampyr" de Dreyer, du "Nosferatu" de Murnau ou du "Dracula" de Tod Browning, il n'en constitue pas moins un divertissement assez inventif et plutôt agréable pour les amateurs de visages pâles et de dents longues à comparer au "Blade" de Norrington ou au "Vampires" de Carpenter.

Auteur :Guillaume Branquart
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