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Fright Night 3D de Graig Gillespie : La critique

Encore un remake ? Et encore des vampires ? A croire qu'Hollywood ne sait plus rien inventer depuis une décennie. Cette fois, c'est au tour d'un film de 1985, plus connu chez nous sous le nom de "Vampire, vous avez dit vampire ?" (bravo aux traducteurs de l'époque, très imaginatifs), de faire les frais d'une nouvelle mouture qui sur le papier ou dans son synopsis, n'a rien de réellement enthousiasmant.

Les plus "vieux" d'entre nous se souviennent surement de l'original, très correct pour l'époque et surtout préférant davantage l'hommage aux films de la Hammer au bains d'hémoglobines. Les plus jeunes, peut-être pas, vu que le film est resté assez discret (malgré une séquelle), et qu'aucun acteur de l'original n'a réellement percé par la suite.

Orienté teenager mais gratifiant de bons moments d'épouvante, le second degré y était de mise avec des personnages secondaires hauts en couleurs. Alors, 16 ans plus tard, quelle orientation prend la nouvelle mouture de "Fright Night" ? Aucune, réellement. Elle s'avère être une bien pâle réactualisation de son ainé, dans laquelle le casting a été revu à la hausse, avec quelques noms bien plus connus du grand-public : Colin Farrell remplaçant Chris Sarandon, Anton Yelchin ("Star Trek"), Toni Colette et David Tennant ("Doctor Who") dans les rôles principaux.

Si Anton Yelchin n'a rien à se reprocher, son rôle ayant bénéficié d'une meilleure adaptation aux teenagers actuels, sur l'aspect mythique du vampire, c'est la cata. Les miroirs (dans lequel les vampires ne se reflètent pas, NLDR) sont remplacés par la vidéo HD, les bouquins occultes par Google, et le charisme inquiétant d'un voisin vampire fait place au sex-appeal d'un ouvrier du bâtiment (Colin Farrell, décidément pas à l'aise en méchant). Une difficile compensation donc, surtout quand on se remémore comment des séries comme "Buffy contre les vampires" avaient déjoué intelligemment les pièges du vieux mythe du vampire pour le re-saucer à la mode MTV.

D'une histoire déjà basique et sans réelle surprise, "Fright Night" version 2011 ne rajoute qu'un soupçon de violence et fait de petites retouches mal senties, à l'image du personnage de Peter Vincent passant de "star télévisée has-been et peureuse" au statut de "people ascendant connard, prétentieux et grossier". Pas si désagréable à regarder, assez respectueux des codes de l'épouvante, mais dénué de toute ambition, le "Fright Night" de Craig Gillepsie se contente donc du strict minimum, à savoir : essayer de plaire aux nouveaux spectateurs avec un thème déjà éculé...

Ce qui se traduit entre autres par : se moquer un peu de "Twilight" (passage obligé); parler sexe (normal, les ados de maintenant ne pensent qu'à ça); balancer le tout en 3D histoire de compenser les dimensions foireuses du remake. C'est bien maigre, et de là à dire que ça vaut le prix d'une place demi-tarif, faut pas pousser... Autant relouer l'original ! 

Auteur :Julien LeconteTous nos contenus sur "Fright Night 3D" Toutes les critiques de "Julien Leconte"

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