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Ghost Rider : Un bon gros navet !

Le jour, il fait de la moto pour gagner sa vie et épater la galerie. La nuit, il prend l'apparence d'un squelette enflammé et enfourche sa bécane pour aller défoncer du méchant. Pas la peine d'aller plus loin : "Ghost Rider" est aussi ridicule que son pitch. Après un "Daredevil" assez bâtard, mais au kitsch résolument assumé, Mark Steven Johnson récidive. Il développe la mythologie de son personnage avec une absence totale de passion, ne fait aucun effort pour rendre crédibles ses personnages (imaginez un peu Nicolas Cage avec des cheveux), et semble satisfait de ses effets spéciaux, les plus pourraves qu'on ait vu depuis bien longtemps.

Pour survivre à "Ghost Rider", il convient de le prendre au millième degré. Mais là encore, difficile de prendre un quelconque plaisir tant le film est plat. En fait, "Ghost Rider" ressemble à une deuxième version de "Daredevil" : même méchant risible (Wes Bentley remplace Colin Farrell), même super-héros sans charisme, même américanisme à toute épreuve. Sauf que là où "Daredevil" assumait pleinement son côté grotesque et ses excès (musique rock vraiment nulle, grand-guignol à tous les étages), "Ghost Rider" tente le plus sérieusement possible de rivaliser avec les fleurons du genre. Et là, définitivement, ça coince.

Comme dans "Daredevil", la fin de "Ghost Rider" semble annoncer que le film était fait pour être le premier volet d'une saga. Malheureusement pour Mark Steven Johnson (et heureusement pour nous), le bide artistique et public de ce bon gros navet va conduire l'auteur à revoir ses ambitions à la baisse. En espérant qu'il ne tente pas une troisième fois de trouver sa place au pays des comics...

Auteur :Thomas Messias
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