13 novembre 2019
Critiques

Good Boys : Plutôt de vilains garçons ?

Critique du film Good Boys

par Elisa Drieux-Vadunthun



"Good Boys", en salles depuis le Mercredi 21 Août 2019 et réalisé par Gene Stupnitsky, n’est pas un franc succès.

Certainement pas un blockbuster, un film tant attendu par le grand public ou encore le film à aller voir absolument au cinéma. Toutefois, "Good Boys" est l'un de ceux que l’on pourrait ajouter à la liste des films à voir pour répondre à la question « Chéri, ça te tente un ciné ce soir ? » et que vous préférez répondre "Good Boys" par choix purement logique. Car, entre le 20ème "Annabelle" qui vient de sortir, le 10 000ème "Fast & Furious" avec des « bam boum bang » à tout bout de champs et "Good Boys", vous préférez passer une assez bonne soirée.

Alors vous optez plutôt pour le dernier Gene Stupnitsky pour ne pas finir avec l’envie de vous pendre à la sortie du cinéma. En clair, Good Boys n’est pas le film de l’année… Cependant, ce n’est pas pour autant que l’on a envie de s’enterrer à mille pieds sous terre quand on le regarde. Il y a tout de même une pointe d’humour et des gags, certes de pré-adolescents, mais qui peuvent nous distraire tout de même.

Une bande de trois jeunes rentrant dans la cour des grands, en 6ème, sont embarqués dans une histoire assez farfelue. Thor, Max et Lucas se connaissent depuis la maternelle et sont voisins. Menant leur quotidien d’enfants, ils ne sont pas prêts à vivre ce qui va leur arriver.

Prêts à tout pour être accepter dans la bande des « gens cools » et faire valoir le « pré-virilité » alors qu’ils ont à peine un poil au menton, ils ne se dégonflent pas pour se faire bien voir à la soirée à laquelle ils ont été invité : boire de l’alcool, espérer embrasser une fille, se battre sont les « buts à atteindre » lors de cette fameuse fête.

Ces étapes pour ces jeunes garçons ne devraient pas être à franchir tout de suite, mais selon les films américains comme Good Boys, nous disent en quelque sorte que c’est le but de soi-disant de tous pré-adolescents : faire un peu n’importe quoi et trop vite. Selon le film, l’entrée au collège est significative de brûler les étapes.

Certes, Good Boys est à prendre au second degré, mais seuls les adultes peuvent avoir du recul sur ce que Gene Stupnitsky nous présente à l’écran, donc le film n’est absolument pas réservé aux plus jeunes. Je dirai même que ce n’est pas un film à voir en famille.

Entre vulgarité (encore une fois de plus au rendez-vous), successions de gros mots, des termes et des sous-entendus sexuels se présentant à des enfants de 11 ans qui ne connaissent pas encore certaines choses de la vie ; le long métrage ne nous promet pas ce qu’il propose à l’affiche.

Au lieu d’une histoire pleine d’humour autour de péripéties chamboulant le petit quotidien de trois jeunes garçons et nous faisant passer un bon moment, nous sommes plus gênés qu’autre chose, par le « charmant humour » de nos chers amis les Américains.

Ce n’est pas étonnant quand nous regardons les producteurs du film. On y trouve Seth Rogen, Evan Goldberg, qui ont réalisé "Nos pires voisins" (2014) et "Séduis-moi si tu peux !" (2019). Des films qui ont peut-être eu du succès, en tout cas aux États-Unis, mais ce n’était ni des chef-d ’œuvres, ni remplis de finesse loin de là !

Heureusement, que notre cher M. Tarantino était là pour sauver la mise dans nos salles avec "Once Upon A Time…In Hollywood" (2019), sinon je crois bien que les salles de cinéma se videraient… Mais ça c’est un autre article !
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