8 décembre 2019
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Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban : La critique

Dès les premiers instants d'"Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban", la magie opère. Comment ne pas se laisser envoûter par les notes légendaires et féeriques de John Williams ? Elles sont ont le don de vous transporter sans plus attendre dans le royaume de l'enfance, certes, mais surtout celui de la magie et de la fantaisie ! Car il n'y a pas d'âge pour savourer la fantaisie.

Quiconque est fasciné par le merveilleux ne peut que rester béat devant ce film. Plus sombre que l'épisode précédent (et encore, car Harry Potter a toujours porté en lui un passé douloureux), "Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban" comporte, pour notre plus grand plaisir, les recettes magiques de cette œuvre : fantaisie à son comble, humour à l'anglaise, récit et personnages solides, effets spéciaux enthousiasmants.

Au risque de se répéter, au fil des ans, les artisans de ce succès planétaire ont su conserver les atouts récurrents tout en faisant naturellement évoluer l'histoire personnelle d'Harry Potter.

En effet, les premiers ingrédients nous procurent le plaisir intime de retrouver des situations et personnages familiers auxquels nous nous étions attachés : la famille adoptive ridiculisée, le départ pour l'école des sorciers et les retrouvailles, la fantaisie jamais éteinte dans cet univers du possible, et la base de la nouvelle intrigue.

Comme toujours, viennent ensuite se fondre de nouveaux personnages, tous aussi brillants les uns que les autres (géniale Emma Thompson, à ne pas confondre au générique avec Emma Watson/Hermione), de nouvelles trouvailles (hymne à l'imagination) et un nouveau dénouement, fruit de la découverte toujours plus excitante du passé d'Harry Potter.

Quant au jeune trio, qui de fil en aiguille, grandit au rythme des épisodes (un peu trop d'ailleurs, car ils sont censés avoir 13 ans et font plutôt ados), il ne cesse de convaincre alors qu'on pouvait craindre qu'il décrédibilise l'ensemble.

Evidemment, il arrivera un jour où ces acteurs et actrices, barbus ou pulpeuses, ne pourront plus passer pour de jeunes apprentis sorciers. Mais "Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban" fonctionne tout de même à merveille, d'une part parce que tous les élèves ont grandi (il n'y a pas de décalage, par exemple avec Drago Malfoy) et d'autre part parce que l'esprit et l'univers magiques propres à l'enfance sont respectés.

Bref, la magie opère, sur les personnages comme sur les spectateurs. Un conseil : entrez sans plus attendre dans la nouvelle aventure d'Harry Potter !

Auteur :Alessandro Di Giuseppe
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