21 octobre 2019
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Indiana Jones et la Dernière Croisade : Quand le héros s’humanise

"Indiana Jones et la Dernière Croisade" est le troisième volet des aventures du célèbre archéologue et est certainement celui qui humanise le plus le héros notamment en dévoilant ses véritables origines.

En effet, on découvre ses premiers pas d'archéologue où campé par feu River Phœnix (décédé en 1993 et qui avait joué le fils d'Harrison Ford dans "Mosquito Coast"), il rencontre son père spirituel (le chef des pilleurs au look de baroudeur) à l'âge de 13 ans.

Comme les chevaliers de la table ronde, Indiana Jones se met en quête de la coupe sacrée mais aussi du chemin vers la réconciliation avec son père, comme lui passionné par les antiquités et incarné par l'excellent Sean Connery, l'ex-James Bond en personne.

Leurs tempéraments opposés nous valent d'ailleurs de savoureuses répliques et de beaux moments d'émotion. En présence de son père (dont le comportement distrait évoque quelque peu celui du professeur Tournesol), Indy se révèle d'une grande sensibilité.

Le scénario reprend les éléments narratifs de la première aventure à savoir la scène d'ouverture de la chasse au trésor, la course contre le temps avec les nazis, la poursuite dans le désert et le final mystique. Un seul reproche : les effets spéciaux qui paraissent un peu « kitsch ».

Pour le final, on ne pouvait imaginer meilleure illustration pour la chevauchée des aventuriers que ce magnifique plan nous montrant quatre cavaliers galopant vers le soleil couchant.

L'écriture du scénario ne fut pas chose aisée : tout d'abord, Chris Columbus ("Gremlins") proposa un script autour d'une ancienne légende chinoise sur le Singe-Roi puis Menno Meyjes ("La Couleur Pourpre") prit le relais et orienta le sujet vers le Graal avant que Jeffrey Boam ("L'aventure intérieure", "L'arme fatale 2 et 3") ne parvienne à le finaliser.

Le tournage s'est déroulé en Espagne, en Jordanie, à Venise, en Allemagne, aux Etats-Unis et aux Studios d'Elstree. Ce nouvel opus a remporté l'Oscar des meilleurs effets sonores en 1990.

Publiée avec l'aimable autorisation de la rédaction des Héros de l'Ecran 
Auteur :Fabien Rousseau
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