25 janvier 2022
Critiques

Indiana Jones et le Temple maudit : L’aventure a un nom !

Cette fois, l'aventure a un nom : Indiana Jones ! Chronologiquement antérieur à la première aventure, ce nouvel épisode est inspiré d'une légende indienne se révèle plus violent (on y maltraite des enfants) et est plus sombre. En effet, le héros passe de l'autre côté du miroir et dévoile une nouvelle facette de sa personnalité bien peu fréquentable. Malgré un scénario moins élaboré que le précèdent, l'action (la poursuite en wagonnet ou le combat sur le pont de cordes) et l'exotisme des décors restent de rigueur même si Harrison Ford a parfois tendance à tourner en dérision son personnage (clin d'œil aux "Aventuriers", Indy dégaine dans le vide face aux deux gardes thugs). A signaler que Steven Spielberg rend également, dans "Indiana Jones et le Temple Maudit", un trépidant hommage au célèbre agent secret britannique dans le prologue à Shanghai. Du grand spectacle qui tient en haleine, soutenu par quelques élans de bravoure.

Le script d'"Indiana Jones et le Temple Maudit" a été confié à Willard Huyck et Gloria Katz (scénaristes d'"American Graffiti"). Le tournage s'est principalement déroulé au Sri Lanka (ex-Ceylan), à Macao et aux Studios d'Elstree. Le script ayant déplu aux autorités indiennes, elles refusèrent de donner l'autorisation de tournage sur leur territoire. Le tournage commença donc à Kandy, au Sri Lanka, le 18 avril 1983, à proximité d'un endroit où une société d'ingénierie britannique était en train de construire un barrage. L'équipe avait fait appel à elle pour la construction du pont suspendu au-dessus de la gorge. Le tournage se poursuivit aux studios d'Elstree à partir du 5 mai.

Durant le tournage, Harrison Ford souffre de problèmes de disques vertébraux, au point même de se faire une hernie discale en jouant la scène du corps à corps entre Indy et un thug dans la chambre du palais. L'acteur est rapatrié d'urgence aux États-Unis pour une hospitalisation de six semaines. Spielberg continue malgré tout le tournage avec le cascadeur Vic Armstrong. Il filme notamment la scène de la bagarre opposant Indy et le thug colossal qui finit écrabouillé par le gros rouleau, le héros n'étant filmé que de dos et de loin (pour ne pas révéler le visage d'Armstrong à l'image). Lorsque Ford revient sur le plateau, Spielberg filme quelques gros plans de son visage pour rendre la scène plus crédible. Notons enfin que ce nouveau chapitre obtiendra l'Oscar des meilleurs effets visuels en 1985.

Auteur :Fabien RousseauTous nos contenus sur "Indiana Jones et le Temple maudit" Toutes les critiques de "Fabien Rousseau"

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