28 février 2020
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Inglourious Basterds : Originalité, humour et sang !

Présenté au festival de Cannes 2009, "Inglorious Basterds", le nouveau Tarantino était attendu sur les grands écrans. Cette fois-ci, le célèbre réalisateur américain s'attaque à la Seconde Guerre mondiale pour en changer la face, avec un casting de choc.

"Inglorious Basterds" est le septième long-métrage pour Quentin Tarantino à qui on doit des films comme "Pulp Fiction", "Reservoir Dogs" ou encore "Kill Bill". Un réalisateur très spécial, avec la touche qui va avec. Et cette touche on la retrouve son nouveau film : des scènes longues (voire même trop longues), des dialogues et situations comiques là on ne s'y attend pas, des scènes de sangs dont lui seul est un spécialiste.

Au programme de son nouveau film : la vengeance ultra présente (ce n'est pas sans rappeler "Kill Bill"), des références westerns, des nazis, et un casting de choc. En prime, Quentin Tarantino s'amuse à réinventer l'Histoire. On sent que certaines pourraient ne pas aimer la blague…

Brad Pitt campe Aldo Raine, un lieutenant qui commence une unité très spéciale chargé de se venger, composé de juifs, et qui a décidé de faire payer aux nazis leurs crimes. Dans la lignée de sa performance dans "Burn After Reading" des frères Coen, Pitt peut surprendre.

Mais la surprise est sans contestation possible celle de Christoph Waltz, admirable en chasseur de juifs, le genre de nazi à la fois détestable et tellement sympathique. Son prix d'interprétation à Cannes n'est pas volé, c'est une certitude (on en douterait plus pour Charlotte Gainsbourg).

Côté femme, Diane Kruger reste dans le classique, et Mélanie Laurent en guest française n'a absolument rien à envier à Marion Cotillard qu'on encense pour une prestation très moyenne dans "Public Enemies".

2h30 de film, c'est long, surtout que Tarantino a la fâcheuse tendance à s'éterniser sur des scènes et des dialogues, du coup les décors changent peu. On se souviendra de "Boulevard de la Mort" (qui compte comme l'un des moins bons Tarantino) qui enchaîne les dialogues vides et nous plongent dans l'ennui.

Ici le talent des acteurs, l'humour décalé et la façon de filmer tendent à faire oublier l'ennui. « J'aime la violence » disait Tarantino, en voyant son dernier film on n'en douterait pas, bien que ce dernier soit quand moins dur qu'un "Kill Bill" où Uma Thurman magne le sabre à merveille.

Réinventer l'Histoire ? Les héros de Tarantino et son scénario s'en emparent, et voilà que nos « Bâtards » changent le cours de l'Histoire et nous sauvent du IIIème Reich. « En détournant le sens de l'Histoire, je suis dans l'invention, dans la liberté créatrice, et je me libère ainsi du poids moral qui pèse sur les épaules de celui qui fait un film sur le sujet et qui se veut sérieux », affirme Tarantino.

Quitte à choquer certaines puristes, Tarantino reste avec "Inglorious Basterds" dans sa ligne directrice : originalité, humour et sang. On est dans le complètement décalé, mais cela plaît. En s'emparant du sujet de la Seconde Guerre mondiale avec son casting de choc, Quentin Tarantino signe là un film totalement dans son esprit loufoque et décalé. Il nous offre assurément ici un de ses meilleurs films, avec classe et talent.


Auteur :Christopher Ramoné
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