28 octobre 2021
Critiques

Jackie : Seule au monde

Le 35ème président des Etats-Unis, John Fitzgerald Kennedy, alors en voyage à Dallas est assassiné le 22 novembre 1963. Comment traiter un sujet tel que celui-ci, alors que ce dernier l'a déjà été maintes et maintes fois, sous tous les angles possibles, à en devenir presque incontournable partout dans le monde ? Pablo Larrain vous trouve la solution et construit son film, "Jackie", autour de la figure fascinante de Jackie Kennedy, grandement secondée par une Natalie Portman au sommet de son art.

Avec une réalisation plutôt tournée à « l'italienne », Pablo Larrain  centre tous ses plans et images autour d'un mouvement rotatif très ingénieux et donnant toute sa place à l'aspect presque individuel du film, orienté exclusivement vers le personnage de Jackie. Car, c'est bien là que réside le principal problème de "Jackie", à savoir le développement des personnages. En effet, ces derniers sont totalement effacés par la principale intervenante qui ne laisse aucune place aux autres protagonistes et donnant parfois une sensation de vide face à cette unilatéralité.


Cela dit, on pourra saluer la performance visuelle absolument exceptionnelle mise en œuvre par le réalisateur chilien. "Jackie" est parsemé de plans sublimement travaillés et accompagnés d'autres tournés en pellicule 16 mm qui donnent aux scènes, en plus de faire ressortir des assemblages de couleurs inouïs, un réel ancrage temporel et des visuels plus qu'attractifs.

Avec "Jackie", Pablo Larrain s'approprie donc le « mythe » de la famille Kennedy en se concentrant sur le personnage de la mère. Porté par une Natalie Portman éblouissante, le film tient son rang jusqu'au bout, le dépassant même parfois sur certains aspects. Cependant, il se prend les pieds dans le tapis quant au champ externe au personnage de Jackie, souvent trop vide pour convaincre le public.

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