19 octobre 2019
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Jakob le menteur avec Robin Williams : La critique

Dans "Jakob le menteur", tout commence par un très beau générique composé d'une voix off et d'un Robin Williams courant obstinément après une feuille de journal. Le ton est léger, mais le parcours du bout de papier nous glace le sang au fur et à mesure jusqu·à sa chute. Le décor est planté.

Nous sommes dans un ghetto juif de Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale et les informations du monde extérieur, à l'instar de la nourriture, sont une denrée rare. Puis, vient le moment où, dans le ghetto, la rumeur circule que Jakob Heilm a une radio et qu'il écoute la B.B.C tous les soirs dans son grenier. 

Le ton de "Jakob le menteur" est léger, car un des personnages principaux de cette histoire c'est l'humour, mais pas celui de Roberto Benini dans La Vie Est Belle, là c'est l'humour d'un peuple opprimé. Ils n'ont plus que cela pour survivre, et maintenant ils ont la radio de Jakob.

Je pense que c'est la première fois que je vois un film de Peter Kassovitz. Je savais que la famille avait du talent, mais quand j'ai vu à l'affiche ce nom associé à celui de Robin Williams, je suis devenu méfiant. L'acteur est capable du pire comme du meilleur, et j'ai heureusement eu droit au meilleur. 

On peut concevoir "Jakob le menteur", à la réalisation irréprochable et à la photographie très subtile, comme une énième pierre à la mémoire des victimes de la Shoah, certes, mais comparez sa fin à celle de "La Liste de Schindler" de Steven Spielberg et vous comprendrez pourquoi "Jakob le menteur" remporte mon adhésion...

Auteur :Denis Ounissi
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