19 septembre 2021
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Jappeloup : En selle !

Par Christopher Ramoné


La première chose à savoir sur "Jappeloup" avant de s'y rendre c'est que sur les 2h10 de film, il y a bien 1h30 de cheval. Vous me direz, normal, c'est le sujet principal du film, oui mais autant vous prévenir tout de suite c'est l'unique sujet.

Dans "Cheval de guerre" par exemple, il y avait aussi et surtout la guerre. Dans "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux", le thème de la guérison. Là, c'est juste le cheval. Pour autant, cela ne signifie pas qu'il faille être passionné de compétition équestre pour apprécier "Jappeloup". C'est une belle histoire qui parlera à tout ceux qui aiment le sport et les films sur les compétitions sportives. On y retrouve tout les éléments du genre : la mise en avant des valeurs, de l'abnégation, les échecs, les victoires et toute la palette d'émotion qui les accompagnent.

Les images d'entrainement et de compétitions, les gros plans et les ralentis sur les muscles de Jappeloup sont magnifiques. Elles sont superbement accompagnées du son des sabots et du souffle équin qui coupe tout simplement le nôtre. Mais, malgré la beauté de ces images, les scènes de compétitions sont un peu répétitives et ce n'était peut-être pas la peine s'en mettre autant.

D'autres scènes créent aussi ce sentiment de longueur, voire sont assez inutiles, comme celles avec la femme de Pierre Durand, leur histoire de couple n'étant guère passionnante au milieu de cette course aux JO. Un objectif qui met un peu trop longtemps à être déterminé, ce qui fait que l'histoire est un peu longue à démarrer. Elle ne devient vraiment intéressante qu'à partir du moment, où, Pierre Durand et Jappeloup rejoignent l'équipe de France, soit à la moitié du film, ou presque. Et même à ce moment là, les tergiversations à répétition de Pierre Durand sont un peu pénibles et ne nous rendent pas le héros très sympathique.

C'est dommage car, autour de lui, gravitent en revanche de très beaux personnage, comme sa mère, très touchante interprétée par Marie Bunel ("Les Choristes"), sa groom, l'émouvante Lou de Laâge ("J'aime regarder les filles") ou le père de cette dernière que Jaques Higelin joue avec une grande justesse. Enfin, il est évident que Guillaume Canet a mis beaucoup de lui même et de son histoire récente dans ce scénario. Le voir jouer ces jolies scènes, forcément très vraies et pleines d'émotion, est un vrai grand plaisir qui ne laissera personne insensible.

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