18 octobre 2021
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Jason Bourne : L’héritage : Un potentiel non exploité

Après une trilogie qui a renouvelé le film d'espion et qui a surtout trouvé son public au box-office, il ne faisait aucun doute que la franchise "Jason Bourne" ferait son retour. C'est cette année que ce dernier se fait, 5ans après le dernier épisode qui a marqué la fin d'un chapitre, celui de Matt Damon et de Paul Greengrass. Mais alors que reste-t-il ? Réponse.

Si le Réalisateur et l'acteur principal sont partis vers d'autres cieux, ce "Jason Bourne : L'héritage", distribué par Universal, porte cependant bien son nom, et ce pour plusieurs raisons. La principale étant qu'on retrouve aux commandes un certain Tony Gilroy, un homme qui est loin d'être étranger à cette franchise. En effet, il était derrière le scénario des trois premiers films consacrés au célèbre espion. Il a, bien sûr, repris la plume pour écrire ce quatrième volet et, pour la première fois sur la franchise, il est également passé derrière la caméra.

Le nouveau réalisateur qui est avait signé "Michael Clayton" (2007) et "Duplicity" (2009) propose un scénario qui est bien dans la lignée des précédents opus. Jason Bourne ne sert ici que toile de fond pour mieux se concentrer sur Aaron Cross. Il est l'un des six agents du programme Outcome, petit frère de Treadstone, la cible de Bourne. Si vous avez du mal à vous y retrouver, c'est normal. À vrai dire, le scénario ne facilite pas, au début, la compréhension, car on a du mal à situer le nouvel agent dans la trame de la franchise. Au bout d'une demi-heure, ça devient cependant un peu plus clair et on comprend que ce "Jason Bourne : L'héritage" est une histoire parallèle. Jason Bourne est en train de démolir Treadstone alors la CIA décide d'effacer toute trace de son petit frère Outcome. Seulement tout ne va pas se passer comme prévu.

La trame des autres opus étant en arrière-plan, plusieurs autres personnages de la franchise sont de retour. C'est par exemple le cas de Pam Landy, jouée par Joan Allen. Sinon la majorité du casting a été renouvelé avec bien sur l'arrivée de Jeremy Renner qui joue un personnage qui s'émancipe de son programme. Il devient donc une cible et n'a d'autre recours que de retrouver et gagner la confiance de la biochimiste d'« Outcome », Marta Shearing, elle-même menacée de mort… et interprétée par une surprenante Rachel Weisz. Pour Jeremy Renner, prendre la succession de Matt Damon s'annonçait plus que périlleuse, mais il s'en sort plutôt bien sans être pour autant extraordinaire. Le petit plus au casting est la plaisante présence d'Edward Norton, en commanditaire de la CIA.

Tout cela annonce un long-métrage de bonne tenue et il est difficile de dire que "Jason Bourne : L'héritage" soit particulièrement mauvais, mais en vérité, il n'est pas très bon non plus. Et cela incombe directement Mr Gilroy. En premier lieu le scénario n'a rien de très inédit. Il ne s'agit ici que d'une autre chasse à l'homme entre la CIA et un agent renégat accompagné d'une demoiselle. Si cette dernière trouve la mort dans l'opus suivant, on retrouvera exactement le même schéma que dans les deux premiers épisodes. Mais cela reste dans la supposition qu'une suite à ce "Jason Bourne : L'héritage" voit le jour.

De surcroît, succéder à Paul Greengrass, et son rythme infernal, n'aura pas été une franche réussite. On sent que le nouveau réalisateur est moins à l'aise lorsqu'il s'agit de malmener la caméra. Le fait de voir la première poursuite en voitures, point fort des précédents épisodes, dans le dernier quart d'heure de "Jason Bourne : L'héritage" n'est sans doute pas anodin. L'ensemble donne au final une réalisation bien moins intense et c'est quelque peu dommage puisque les acteurs semblaient avoir le potentiel pour aller plus loin.

Auteur :François BourTous nos contenus sur "Jason Bourne : l'héritage" Toutes les critiques de "François Bour"

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