21 octobre 2019
Critiques

Je promets d’être sage : La critique

Critique du film Je promets d'être sage

par Constance de Beauvais

"Je promets d'être sage" s'ouvre sur un air d'opéra, mais l'harmonie est de courte durée, la première scène nous présentant les essais catastrophiques de Franck, metteur en scène en surchauffe dont l'oeuvre ne convainc pas. Après un dernier échec l'artiste accepte un contrat de vacataire dans un musée, comme gardien. Il est rapidement mis à l'épreuve par Sybille ( Léa Drucker ), collègue redoutée de tous et en particulier des nouveaux qui ne tiennent pas trois jours devant ses brimades.

Dans le décor du musée – celui des Beaux Arts de Dijon – la harpie va cependant rapidement révéler ses fêlures. Franck découvre que sa compagne d'inventaire souffre de problèmes neurologiques handicapants qui menacent sa carrière. Elle est prête à tout, y compris se servir dans les collections, pour parvenir à cacher son secret. A moitié par compassion et à moitié parce qu'il est pris dans le chantage de sa collègue, qui a décidément un vrai grain de folie, Franck se laisse embarquer dans un improbable trafic d'oeuvres d'art.

Après un premier quart d'heure qui pourrait nous perdre et qui peine à établir les différents personnages, le film montre ses atouts. Le décor du musée est agréablement mis à profit, et les deux acteurs principaux forment un duo décalé. Cependant, le scénario souffre de maladresses et est mal équilibré. Ainsi, la magie de la comédie romantique ne fonctionne pas vraiment. Pio Marmaï est, lui, moins en forme que dans le récent et jubilatoire "En liberté".

Heureusement, Léa Drucker sauve "Je promets d'être sage", et on salue le choix audacieux du réalisateur qui donne le premier rôle à une maigre quarantenaire à l'humeur incertaine. En corbeau faisant chanter les pharmaciens, elle nous fait rire aisément et offre au passage une revanche à celles auxquelles l'âge ou les travers ne permettent pas de se reconnaître dans le rôle de l'habituelle jeune première.

Tous ceux que leurs collègues agacent souriront quant à eux devant le chef de service hypocondriaque et la vacataire gothique aux velléités d'hypnothérapeute. En bref, un petit film agréable sur lequel plane un air d'étrangeté.

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