23 octobre 2019
Critiques

J’irai où tu iras : Un retour fulgurant

La critique du film J'irai où tu iras

Par Elisa Drieux-Vadunthun


La dernière fois que nous avons retrouvé les pétillantes actrices françaises, Leïla Bekhti et Géraldine Nakache, c’était en 2012 avec les films "Nous York" et "Tout ce qui brille" (réalisés par Géraldine Nakache elle-même et accompagnée d'Hervé Miram).

Pour "J’irai où tu iras", Géraldine Nakache a décidé de retrouver Leïla Bekhti, « sa sœur de cinéma » (comme elles se surnommaient ainsi lors de l’avant-première du film qui s'est tenue à Kinépolis Lomme, le 4 Septembre dernier). Elles sont si inséparables que nous avons tendance à les prendre comme de vraies sœurs. Elles forment un beau et bon duo et c’est un réel plaisir de les voir et revoir à l’écran. "J’irai où tu iras" nous parle beaucoup (surtout pour celles qui ont une moitié, une sœur de sang ou une sœur de cœur) et nous donne ce sentiment que l’on ne peut jamais rien faire l’une sans l’autre.

Même si Leïla Bekhti et Géraldine Nakache se voient tous les jours dans la vraie vie, depuis quelques temps elles travaillaient chacune de leur côté; pour autant leur envie de collaborer ensemble ne s’est pas estompée. Bien au contraire, plus les années passaient, plus l’idée de réaliser un deuxième film ensemble a grandi, s’est imposée, et s’est enfin accomplie avec "J’irai où tu iras".

Le retour de ce tandem était très attendu par son public qui ne souhaitait visiblement qu’une seule chose : une suite à "Tout ce qui brille" ou quelque chose qui s’en rapproche. Pour autant, "J’irai où tu iras" n’est pas une reprise de "Tout ce qui brille" et encore moins la suite ; c’est un film qui nous transporte de pleurs aux rires et nous chavire par une émotion profonde.

On nous y parle de Vali et Mina, deux sœurs que tout opposent. Habitant dans la même ville depuis un an, impossible pour elles d'échanger un mot. Pourtant leur père, très proche d’elles, fait tout pour que les tensions s’apaisent. Celui-ci se sachant atteint d’un cancer qui l’habite depuis quelques mois, il n’ose pas l’avouer à ses deux filles par peur de les fragiliser et surtout parce qu’il n’accepte pas le fait d’être malade.

Malgré ce secret qu’il tente de bien garder, il va devoir se confier à sa deuxième fille, Mina, car Vali (passionnée de chant et par la chanteuse Céline Dion) rêve de passer une audition à Paris pour intégrer l’équipe de choristes qui entoure la star. Mina va donc devoir conduire Vali à Paris pendant que son père est accepté en chimiothérapie. Ainsi, pendant 1h40, les deux actrices nous tiennent en haleine autour de délirantes situations, de répliques hilarantes, etc.

Certains personnages peuvent même être vus comme des apparitions nous chuchotant délicatement que, malgré les épreuves, les pertes de personnes qui nous sont chères, la vie continue. Parmi les séquences prenantes de "J’irai où tu iras", on peut notamment y trouver une scène de dispute où de laquelle Vali et Mina se disent droit dans les yeux ce qu’elles pensent l’une de l’autre et où tout vole en éclats.

Pour les fans, et ceux qui n’ont rien manqué de ce film, vous pourrez certainement comparer le jeu de Leïla Bekhti (Mina) dans la scène de dispute de Vali et Mina à celle entre Lila et Ely dans "Tout ce qui brille". Les deux actrices jouent extrêmement bien et ont un rôle différent par rapport à ceux qu’elles ont pu avoir autrefois. Elles sont toujours aussi surprenantes dans leur interprétation à l’écran et elles ont le don pour ne pas passer inaperçues.

Bref, ce sont des femmes qui nous surprennent, qui sont sont pleine de ressources, et qui savent à merveille interpréter leur personnage et mettre en scène les choses simples de la vie, les petits problèmes du quotidien et les liens tissés entre chacun. Une chose est sûre, vous pouvez compter sur elles pour chanter la vie à pleins poumons et vous emmener dans une danse enivrante depuis votre siège rouge molletonné...

Tous nos contenus sur "J'irais où tu iras" Toutes les critiques de "Elisa Drieux-Vadunthun"

ça peut vous interesser

Matthias et Maxime : Un Xavier Dolan mineur ou majeur ?

Rédaction

Matthias & Maxime : La beauté de la vie

Rédaction

Mon chien Stupide : Le meilleur film d’Yvan Attal ?

Rédaction