18 novembre 2019
Critiques

Jurassic World : Décevant !

La fameuse Isla Nublar renaît en 2015 dans "Jurassic World" de Colin Trevorrow. En toute honnêteté (ne me jetez pas de pierres), je n'ai pas vu le premier opus dont ce film est apparemment très inspiré.

Je suis donc entrée dans la salle de cinéma sans aucune connaissance de cet univers, ce qui m'a peut-être permis de ne pas avoir d'attentes trop précises vis-à-vis de ce film, mais aussi de ne pas voir toutes les nombreuses références qui émulent les fans.

La première partie du film est la plus convaincante et m'a bien plu : un parc d'attraction qui a tout d'un vrai ! Le parc  est ouvert, des familles se promènent partout, zigzaguant entre les attractions, et l'on trouve des nouvelles technologies à perte de vue, le parc évolue avec son temps et c'est très réaliste. Les gyrosphères, les spectacles et les aires pour enfants... "Jurassic World" pourrait presque exister !

Du merchandising, l'appât du gain et du profit : parc d'attraction oblige, et tout cela permet une critique assez bien placée, notamment à travers le personnage de Claire. Enfin, la recherche de toujours plus de « waouh ! » et la création d'espèces hybrides, oui !

Après tout le parc n'est plus tout jeune et comme dans notre société, il en faut toujours plus pour épater le spectateur qui ne s'émerveille presque plus devant de « simples » dinosaures. Aussi l'idée de fond est bonne, la création de l'Indominus Rex également : le tout est assez cohérent et intéressant.

Néanmoins, le scénario ne suit pas cette piste prometteuse de la bonne manière, et le tout ne surprend pas, ou au contraire surprend par son incohérence : des raptors qui changent d'alpha, pourquoi pas après tout. Mais quand ils reviennent par la suite vers Chris Pratt comme on change de chemise, euh ?

Et que dire de la fin du film : Claire court, torche à la main, plus vite (tiens, elle n'a toujours pas enlevé ses talons) que le T-Rex. Le raptor, lui, ne fuit pas le combat titanesque et s'allie au T-Rex, les deux se regardent même dans le blanc des yeux après leur victoire... Sans parler du coup final improbable.

Et pour parler plus globalement de l'ambiance du film, le vélociraptor n'est pas le seul à ne pas avoir peur là où il faudrait : les enfants eux-mêmes ne semblent pas terrifiés par ce qui leur arrive, bien au contraire, comme le monde qui les entoure, ils en veulent toujours plus et cherchent encore et toujours l'adrénaline. Malheureusement, le spectateur n'a donc pas peur non plus. Trop en sécurité, on ne parvient pas à se laisser surprendre.

Heureusement que les effets spéciaux rattrapent un minimum le tout. Les scènes sont efficaces et certains choix scénaristiques sont intéressants, le tout en met plein les yeux et c'est un bon divertissement, pas inoubliable selon moi étant donné les faiblesses mentionnées.

Bref, "Jurrassic World" fait très blockbuster stéréotypé (ce ne sont pas les personnages de Chris Pratt et de Bryce Dallas Howard qui me contrediront). Au final, on ressort mitigé de "Jurassic World", diverti sans être pleinement satisfait. Mais je ne suis peut-être simplement pas le bon public !

Auteure :Carine Eklinger
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