13 novembre 2019
Critiques

Jurassic World : Du fun, rien que du fun !

Initialement, le projet d'un quatrième volet des aventures de dinosaures remis aux gouts du jour par Steven Spielberg il y a plus de vingt ans, n'était pas le plus alarmant au regard des nombreux reboots, suites et remakes programmés par l'industrie hollywoodiennes pour les prochaines années. Et finalement, après la vision de ce spectacle immensément « fun », le coup de sang réinjecté dans cette saga débutée en 1993 s'avère des plus bénéfique !

D'ailleurs, dans "Jurassic World", tout est fait pour nous rappeler "Jurassic Park". L'hommage est constamment présent et même si la qualité du film de Steven Spielberg est supérieure à celle de Colin Trevorrow, les nombreuses références et autres allégeances du jeune cinéaste font de son œuvre un spectacle digne de la trilogie original.

Drôle, enlevé, excessivement spectaculaire, "Jurassic World" atteint parfaitement ses objectifs comme divertissement haut de gamme sans oublier d'alerter sur les manipulations génétiques. Injectant une bonne dose de suspense et intégrant des dialogues souvent très drôles à des scènes d'action parfois violentes, bénéficiant d'effets spéciaux magnifiques qui laisse à penser que ces créatures disparues existent réellement, l'œuvre de Trevorrow dépoussière une saga qui en avait vraiment besoin.

Porté par un scénario original où vélociraptors et autres tyrannosaures, les ennemis d'hier, deviennent, par la force des choses, les alliés d'aujourd'hui devant une menace d'une plus grande importance, "Jurassic World" porte également une légère critique sur le comportement humain responsable du désastre annoncé. Car il existe une expression latine qui sied parfaitement au nouveau monstre génétiquement modifié : « Citius, Altius, Fortius ».

La devise olympique qui signifie « plus vite, plus haut, plus fort » correspond idéalement au Indominus Rex, monstre hybride, façonné intégralement par la main de l'homme et qui commet plus de dégâts dans "Jurassic World" que toutes les autres espèces dans les trois premiers volets originels.

Le responsable de la catastrophe attendue, dinosaure sans pitié, ne tue pas pour manger comme d'autres ou pour se défendre mais uniquement pour le plaisir à la façon d'un serial killer. Créé par l'être humain, il s'en rapproche par ses actes mais également son d'intelligence et sa faculté de réaction face à toutes les situations. Bref, par un comportement inhumain, il devient une espèce moins éloignée de la notre que de celle disparue il y a des millions d'années.

Alors bien évidemment, on pourra faire la fine bouche et pester face à la présence pour une énième fois d'enfants que l'on sait immédiatement invincibles. On pourra également rigoler devant les chaussures haut-talons d'une Bryce Dallas Howard qui ne l'empêche nullement d'égaler Usain Bolt sur 100 m.

On pourra également regretter, franchouillard que nous sommes, le rôle réduit à portion congrue de notre Omar Sy national.

Oui, on pourra effectivement opposer beaucoup de choses à "Jurassic World". Mais on ne pourra que constater la cool attitude démentielle d'un Chris Pratt en pleine ascension, la force d'un scénario en perpétuel hommage à son géniteur et surtout la beauté d'un film pour une fois transcendé par une 3D efficace.

Au final, s'il n'est pas un chef d'œuvre, le long-métrage de Colin Trevorrow est certainement l'un plus funs de cette année 2015.

Auteur :Fabrice Simon
Tous nos contenus sur "Jurassic World" Toutes les critiques de "Fabrice Simon"

ça peut vous interesser

Cujo de Lewis Teague : Edition Steelbook

Rédaction

Good Boys : Plutôt de vilains garçons ?

Rédaction

Hobbs & Shaw : gagnez vos places !

Rédaction