21 octobre 2019
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La Dame en Noir : Bien joué !

Le nouveau film de Daniel Radcliffe cumule les nouveaux départs. Nouveau départ pour les mythiques studios britanniques de la Hammer, et nouveau départ pour l'acteur, débarrassé de la cicatrice d"'Harry Potter"...
 
Dans le coeur des cinéphiles et des amateurs du genre, la Hammer a une place bien particulière. De ces studios anglais, ouverts en 1934, sont sortis des films de genre et de série Z, cultes, avec des héros vampires, loups-garous ou monstres. Des films gore, à l'atmosphère lourde, qui ont fait le bonheur des années 50-60. Et voilà qu'après des années silence cinématographique, la Hammer revient, pour notre plus grand bonheur, avec sa première histoire de fantôme : "La dame en noir". Le scénario est assez simple finalement. Le jeune Arthur Kipps, notaire londonien, tente de se soigner du deuil de sa femme comme il le peut. Il tente aussi de ménager son fils, qui lui rappelle bien trop la défunte. C'est donc presque avec soulagement qu'il accueille la décision de son patron de l'envoyer quelques jours en province, pour affaires.
 
Amis du gore, passez votre chemin. Amis d'Harry Potter qui pensez le retrouver ici sur pellicule... Aussi. Certes, c'est Daniel Radcliffe qui incarne Arthur, et son visage, même sans lunettes rondes, rappelle inévitablement la saga de l'apprenti sorcier. Mais c'est bien là le seul lien qu'on pourra trouver entre "La dame en noir" et la saga. Pour le reste, le film est un film d'horreur, d'atmosphère, plutôt solide. Ambiance, paysages, décors, tout y est remarquablement soigné. Une Angleterre victorienne engoncée dans ses convenances fait une toile de fond parfaite à ce drame de haut vol, qui déroule un scénario classique mais efficace.
 
Efficace aussi le jeu de ses acteurs, de Daniel Radcliffe donc, qui oscille entre une adolescence lisse et un chagrin palpable à Ciaran Hinds, dont le talent n'est plus à prouver. Le reste du « village » est à l'aulne de ces derniers, tout en restant parfaitement inquiétant. Car c'est l'inquiétude qui prime dans "La dame en noir", plus que le gore ou le sursaut, une épée de Damoclès qui se fait de plus en plus lourde au-dessus des têtes des personnages, et du spectateur embarqué dans cette histoire. Une inquiétude qui pâtit un peu, comme toujours, de la révélation finale, que le réalisateur parvient à rattraper d'un coup de twist, laissant une fois encore le spectateur accroché au siège.
 

Auteur :Fadette Drouard
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