28 octobre 2020
Critiques

La Fille du Train : Alcool et névrose

Si vous pensiez avoir tout vu du thriller à twist, tentez votre chance et déchiffrez l'énigme de "La Fille du Train", qui a des chances d'en satisfaire plus d'un par son côté évident et crédible.

Une fois surmonté le montage énigmatique et à vrai dire perturbant (notamment à cause des procédés visuels) en début de film, on enchaîne avec un récit par ellipses et flash-backs qui nous placent bien dans la peau de Rachel et ses black out, personnage principal torturé interprétée par une Emily Blunt au plus haut de son talent dans une intrigue voyeuriste et malsaine. Le sujet du couple, de l'enfantement et de l'amour sont au cœur des thèmes de ce petit thriller qui fait du bien, et il s'y prend adroitement pour tordre notre perception et nos attentes.

Confus de bout en bout on en oublie la simplicité et la fin est un pur quart d'heure d'oppression. La douleur des personnages féminins et le réalisme avec lequel leurs tragédies sont dépeintes nous remplit d'empathie et de tristesse. Les rôles secondaires sont tenus par d'excellents acteurs principalement aperçus au petit écran et c'est avec un plaisir non dissimulé que les fans de ces séries reconnaîtront ces comédiens. La bande originale nous garde également en haleine grâce au génie subtil de Danny Elfman. 

On ne saurait trop recommander le visionnage de "La Fille du Train" (distribué par Metropolitan Filmexport), ce petit bijou de froideur qui nous laisse essayer de reconstituer la mémoire d'une femme brisée et poignante tant sa névrose est contagieuse.

Auteur :Chris Carlin
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