Critiques

La Grande Aventure Lego 2 : Un détour intergalactique

La critique du film La Grande Aventure Lego 2

Par Alexa Bouhelier Ruelle



Aucune suite n’arrivera à surpasser l’intelligence et l’énergie de "La Grande Aventure Lego". Ce dernier, sorti en 2014, avait dépassé toutes les attentes en termes de narration et d’esthétique. Il était plein de bonnes idées et de minuscules détails. C’est ce qui fait la différence. "La Grande Aventure Lego" nous avait fait rire et pleurer. Il était, en un mot, « awesome ».

Cinq ans après (et quelques spin-offs plus tard), "La Grande Aventure Lego 2" est désormais sur nos écrans, même si elle n’est pas tout à fait aussi bien ficelée et entraînante que son prédécesseur.

Ce nouvel opus est écrit par Phil Lord et Christopher Miller, et réalisé par Mike Mitchell. "La Grande Aventure Lego 2" se situe cinq ans après les aventures d’Emmet à Bricksburg. La ville y ressemble plus à un enfer sorti d’une dystopie de George Miller. Emmet est toujours aussi positif. Toutefois, son entourage, y compris Lucy, n’est maintenant plus qu’un camp de refugiés digne de "Mad Max".

Cette fois-ci, la vraie histoire réside dans la relation entre un frère et sa sœur, se révélant être les véritablés maîtres du jeu. Les disputes des deux jeunes gens sèment le trouble dans leur monde imaginé. Le message est clair : soit gentil avec ta petite sœur, ce qui est un conseil particulièrement pertinent étant donné que tous les cerveaux derrière "La Grande Aventure Lego 2" sont masculins.

Cependant les qualités techniques, mis en place dans la personnalisation de ces petites bricks jaunes, génère une notion destructrice de la main de l’homme. "La Grande Aventure Lego 2" manque toujours d’un petit quelque chose, une pièce maîtresse, qui empêche le tout de s’imbriquer comme il se doit.

C’est peut-être un manque de nouveauté, pure et simple. La révélation à la fin du premier volet (que la totalité de l’histoire sort en réalité de l’imagination d’un petit garçon jouant dans son garage) est acquise dès les premiers instants, ce qui enlève tout effet de surprise.

Heureusement, les références à la pop-culture sont toujours présentes, comme une chanson dans laquelle Batman analyse les différentes personnalités de son personnage, dépeintes par les différents acteurs au fil des années.

Encore une fois, il est impossible de percevoir toutes les références en une seule vision. "La Grande Aventure Lego 2" perd de la vitesse, arrivé à la moitié. Il se perd dans des gags inutiles telle une banane qui glisse sur sa propre peau…  Une blague plutôt moyenne la première fois. Je vous laisse alors imaginer le ressenti au bout de la quatrième...

La morale de ce film est qu’il faut être respectueux de sa petite sœur, mais aussi acheter une masse infini de Legos. Dans ce sens, cela revient à une déclaration de Walt Disney, le génie originel du marketing, à propos de son entreprise essayant « non pas de séduire les enfants, mais l’âme d’enfant des adultes ».

Disney y évoquait alors des personnes accompagnant les enfants voir ses films. Après tout, ce sont ceux qui paient la facture au magasin de jouet.

Avec une sacrée dose d’adrénaline, sucre et plastique, "La Grande Aventure Lego 2" ne se détache malheureusement pas de son prédécesseur. Cependant, quand la recette est drôle et intelligente, est-ce que cela compte vraiment ?


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