23 octobre 2019
Critiques

La Vérité si je mens ! Les débuts : La critique du film

Critique du film La Vérité si je mens ! Les débuts

Par Barthélemy Cabusel

Plus de 20 ans après la sortie du premier opus de ce qui est devenu une saga, "La Vérité si je mens ! Les débuts" s’affiche comme une origine-story censée nous expliquer l’ascension de Dov, Patrick, Serge et Yvan. Avant de devenir les féroces commerçants que l’on apprendra à connaitre dans le tout premier film, ces quatre là ont été des adolescents des années 80 plus qu’ordinaires. L’enjeu sera donc de nous faire replonger dans cette ambiance et de faire resurgir la nostalgie pour ces personnages bien connus du grand public maintenant. C’est vrai qu’avec la multitude de remake, prequel, sequel et autres mots anglophones signifiant que l’on se resserre d’une licence populaire pour ressortir un nouveau film, procédé phare du cinéma américain d’ailleurs, le défi est de taille.

Premier constat dans "La Vérité si je mens ! Les débuts", tous les acteurs principaux, présents à l’avant-première, sont quasiment nouveaux dans le paysage audiovisuel. Les coréalisateurs Gérard Bitton et Michel Muntz, déjà sur le scénario de tous les "La Vérité si je mens !", ont préféré jouer la carte de la surprise et laisser leur chance à de jeunes acteurs. Une très bonne idée, puisqu’ils tirent tous leur épingle du jeu et arrivent à se démarquer à leur manière. On retrouve en plus Gilbert Melki dans le rôle d’Henri Abitbol, le père de son personnage Patrick dans les 3 volets originaux. Un clin d’œil sympathique qui fera sourire.

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Anton Csaszar, Jeremy Lewin, Mickael Lumière et Yohan Manca dans La vérité si je mens ! Les débuts

Quand on se souvient du désastre qu’a pu être "La Vérité si je mens ! 3", on ne peut que saluer les efforts de direction faits par les deux réalisateurs, qui reviennent là à ce qui avait fait le succès de la série dans les années 2000, l’humour. On retrouve les blagues acerbes, les jeux de mots limites, les références, les quiproquos, tout ce climat d’amusement qui soude vraiment les quatre acteurs principaux et nous renvoie au groupe original de façon inattendue. Cependant, et sans surprises, le scénario est un peu léger et sans vrai retournement. Rien de bien transcendant dans la mise en scène non plus, qui reste basique dans son retour dans les années 80 avec des éléments emblématiques de cette période.

En somme, "La Vérité si je mens ! Les débuts" fonctionne plutôt bien dans ses enjeux. Il réussit même à nous tenir assez longtemps en haleine pour ne pas nous faire dire que ce prequel était une trop mauvaise idée, chapeau aux acteurs !


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