23 octobre 2019
Critiques

La Vérité si je mens ! Les débuts : Une préquelle réussie

Critique du film La Vérité si je mens ! Les débuts

Par Jérémy Joly

Après un troisième volet décevant, une bande-annonce et une affiche donnant envie de fuir, on pouvait prédire une erreur cinématographique avec "La Vérité si je mens ! Les débuts" et pourtant une bonne surprise nous attendait.

Dans les années 1980, Patrick Abitbol est un « fils à papa » désinvolte. Après son premier échec amoureux, il va se transformer en talentueux entrepreneur. Dov Mimran quitte le lycée pour travailler dans le Sentier, alors que sa mère espérait qu'il fasse de grandes études. Yvan Touati prend de l'assurance grâce aux épreuves professionnelles. Quant à Serge Benamou, il ne cesse de mentir aussi bien à la fille dont il est amoureux qu'à ses parents.

C'est la première fois dans le cinéma français que l'on se retrouve avec une préquelle, un film dont l'histoire précède celle d'un film antérieurement réalisé. Réaliser une préquelle à cette série de films-cultes, c'était un pari très risqué. Une chose est sûre, on replonge entièrement dans l'univers de la série.

L'histoire de "La Vérité si je mens ! Les débuts" tient débout, on retrouve tous les ingrédients qui nous faisaient rire. Le personnage de Serge Benamou est toujours aussi drôle, avec la malchance qui le poursuit. Alors que l'on pense qu'il a enfin réussi à apprendre à mentir, une tuile vient lui tomber sur la tête. C'est à mourir de rire.

Mickael Lumière, Yohan Manca, Anton Csaszar et Jérémy Lewin sont des noms qui ne vous diront rien. Ils reprennent les rôles prodigieusement. Que ce soit physiquement ou par de petits gestes, on reconnait les personnages qui nous avaient tant fait rire, alors que ce sont d'autres acteurs, plus jeunes. Gilbert Melki est le seul acteur des films originaux à avoir joué dans cette préquelle, dans le rôle du père de son personnage, où il est très drôle. On retrouve d'autres seconds rôles succulents comme François Berléand dans le rôle d'un patron dur avec ses employés, Philippe Magnan en directeur du lycée, Audrey Dana en épouse qui trompe son mari et Abbes Zahmani en père désespéré de Serge Benamou.

Les cinéphiles vont se régaler à voir des petites références aux films des bidasses, lorsque Patrick Abitbol fait son service national, mais aussi au film "Les Sous-doués" lorsque Serge Benamou passe son bac en tentant de tricher. On y retrouve également plusieurs clins d’œil à Jean-Paul Belmondo et un clin d'oeil particulièrement touchant et bien trouvé à Eli Kakou. Patrick Abitbol tient un vidéo club et il est impossible de se concentrer sur autre chose que les nombreuses affiches et jaquettes de VHS qui nous replongent dans un cinéma nous rendant nostalgique.

"La Vérité si je mens ! Les débuts" arrive à nous faire oublier la déception du troisième volet et vient nous surprendre par cette préquelle originale et drôle.


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