18 janvier 2020
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Le Cactus : La critique du film

Dire que l'on éprouve de la déception à la vision du film "Le Cactus" pourrait paraître surprenant puisque cela reviendrait à dire que l'on en attendait quelque chose. Or il nous faut bien admettre que ce n'est certainement pas la sortie la plus attendue de ce mercredi 14 décembre. Mais bon, on a beau ne rien en attendre, il y a tout de même des limites.

Si vous vous contentez de lire le résumé ci-dessus, vous risquez immanquablement de vous dire qu'il s'agit là du dernier film de Francis Veber. Il est vrai que cette histoire de deux types que tout oppose, mais amis malgré tout, partant à l'autre bout du monde dans une sorte de quête mystique nous rappelle nécessairement les Pignon et Campana des différents Veber.

La comparaison s'arrête malheureusement là. Quand Veber s'appuie en tout premier lieu sur une écriture irréprochable, qu'il s'agisse de ses scénarios ou de ses dialogues, Munz et Bitton, les deux réalisateurs n'ont ici strictement rien à nous raconter (apparemment il a fallu qu'ils soient deux pour mettre en scène "Le Cactus". On en reste plutôt dubitatif…). Il faut par exemple attendre trois longs quarts d'heure pour les voir enfin décoller de Paris pour leur périple indien. Mais bon, maintenant qu'ils sont partis pour l'Inde, ça va quand même commencer par être drôle se dit-on...

Détrompez-vous, c'est encore pire. Dans la première partie, le temps était au moins meublé par des « hilarants » quiproquos du genre : Sami qui pense être malade parce qu'il écoute à la porte du cabinet de son médecin les propos alarmants de celui-ci à propos de son… cactus, d'où l'exceptionnel titre d'ailleurs, c'est tout de même désopilant, non ? Ou bien encore Patrick qui perd au jeu jusqu'à ce que sa femme et son meilleur ami commencent à coucher ensemble. Si ça c'est pas une idée super originale !

Dans la seconde partie, les deux réalisateurs se retrouvent soudainement sans plus rien à raconter. Du coup on passe par exemple vingt minutes interminables en compagnie de Pierre Richard en gourou new age sans que strictement rien ne s'y passe. Si ce n'est pas drôle, ça pourrait au moins faire avancer l'histoire ? Et ben non, toujours pas.

Je ne vais peut-être pas faire le récapitulatif de toutes les scènes ratées ? Cherchons plutôt celle réussies. Mais là non, plus, ce n'est pas évident. Tout juste dans un élan de bonté pourra t-on dire que Clovis Cornillac inspire une certaine sympathie et qu'à défaut d'une prestation extraordinaire, Alice Taglioni est tout de même agréable à regarder. Cela n'en reste pas moins très maigre comme raison de payer sa place.

Auteur :Loïc Gourlet
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