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Le Prénom : Pour les amateurs de la pièce

Élisabeth Garraud-Larchet (surnommée « Babou ») et son époux Pierre Garraud sont enseignants. Elle est professeur de français au collège Paul-Valéry de Vincennes3 et syndiquée au FSU tandis que son mari est professeur de littérature à la Sorbonne. Ils sont parents de deux enfants : Apollin (quatre ans) et Myrtille (douze ans). Le couple a invité à dîner trois personnes de leur entourage. Il s'agit de l'agent immobilier Vincent Larchet (le frère de Babou) et son épouse prénommée Anna. Enfin, le dernier invité est Claude Gatignol. C'est un ami d’enfance du frère et de la sœur qui a leur âge. Il est premier trombone à l’Orchestre philharmonique de Radio France. Élisabeth se démène pour le repas et cherche à ce que tout soit parfait. Nul ne l'aidant, elle demande plusieurs fois d'être attendue pour assister aux échanges. En vain.

Alors qu'Anna est en retard en raison de son activité professionnelle, Vincent est invité par sa sœur et ses deux amis à donner des nouvelles de l'examen prénatal qu’Anna, enceinte de cinq mois, a subi en vue de la naissance de leur fils. Vincent présente l'examen échographique. Après s'être amusé à faire énumérer des prénoms commençant par la lettre A, Vincent annonce, tout enjoué, qu’Adolphe sera le prénom donné à l'enfant à naître (cela en référence au roman éponyme de Benjamin Constant). Une violente dispute éclate alors, car le futur père se joue de la colère qui prend aux tripes ceux qui lui font face. Pierre n’admet pas que son futur neveu puisse porter le même prénom qu'Hitler, qu'importe l'orthographe du prénom.

En réalité, il s'agit d'une blague car Vincent et Anna veulent appeler leur fils Henri, comme le père décédé de Vincent et d'Élisabeth, mais cela n'est compris que de l'ami d'enfance, plus tard. Celui-ci lit par hasard, dans la bibliothèque du salon, la couverture d'un livre où le prénom Adolphe est apparent et comprend le coup monté. Pierre et Élisabeth ne le savent pas encore car le futur père demande à son ami de se taire...

Après le succès incontestable de la pièce de théâtre, "Le Prénom" (distribué par Pathé Films), jouée à Paris, les auteurs Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière sont passé derrière la caméra pour adapter leur texte. Alors, bien sûr, on prend les mêmes et on recommence, ou presque. Patrick Bruel est toujours là et bien là tout comme Guillaume de Tonquédec qui est aussi bon que dans "Fais pas ci, fais pas ça", mais il y a aussi un petit nouveau nommé Charles Berling très bon dans son rôle de réac.

Coté mise en scène, il n'y a, il faut le dire, rien d'exceptionnel. L'essentiel n'était pas là, mais bien dans la mise en valeur du texte et des dialogues. Au-delà du théâtre filmé, "Le Prénom" propose avant tout une comédie qui se laisse regarder non sans plaisir. "Le Prénom" est un film qui s'adresse aussi bien à ceux qui ont déjà vu la pièce qu'aux autres car l'efficacité des répliques ne se dément pas.

Auteur :François BourTous nos contenus sur "Le Prénom " Toutes les critiques de "François Bour"

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