21 février 2020
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Le Seigneur des Anneaux : Les Deux Tours : Difficile de faire mieux

Le Seigneur des Anneaux, trilogie déjà culte, bat des records de fréquentation en salle, alors qu'il ne s'agit pas spécialement d'une œuvre grand public. Comment expliquer un tel succès ? Il faut croire que les gens se rendent au cinéma pour voyager dans un ailleurs irréel, peuplé de personnages extraordinaires. Et la magie du cinéma, avec ses artifices et ses rêves, opère à merveille. Une dose de magie (à l'image d'Harry Potter, dans un autre registre), de l'aventure, de l'action, de la poésie et du rêve (décors magnifiques, lumière irréelle, communauté d'arbres enchanteurs, créatures mythiques, etc.), des personnages sympathiques, héroïques, exécrables ou ambigus, tout cela concorde à la réussite d'un projet titanesque : celui de transposer l'univers de Tolkien sur grand écran.

Je suis alors tenté de vous renvoyer à la précédente critique du premier épisode. Au risque de me répéter, Peter Jackson, le réalisateur, aidé d'une équipe faramineuse, a réussi ce pari, et pouvait difficilement faire mieux. Il est rare au cinéma de savourer un tel spectacle. Les décors sont sensationnels, nous sommes toujours plus complices avec les personnages, et les trois heures assis dans la salle passent diablement vite. Bien sûr, il est préférable d'être amateur du genre, de ne pas être rebuté par la fantasy, de bien vouloir entrer dans un univers issu de légendes et mythes anciens où se côtoient le Bien et le Mal. Alors, le spectacle est total, même si Le seigneur des Anneaux demande à être apprécié dans son ensemble, à la fin des trois épisodes.

Contrairement à La Communauté de l'Anneau, qui présentait les personnages et l'histoire générale, Les Deux Tours nous fait entrer directement dans l'action, à travers les multitudes de personnages et de lieux dans lesquels se déroulent les divers enjeux. Vous aurez ainsi le plaisir de suivre le sympathique Gimli, les beaux Legolas et Aragorn, les généreux Hobbits, Frodon et son Anneau, sans oublier le personnage sans conteste le plus réussi et le plus surprenant, Gollum. D'autant plus surprenant que c'est un personnage entièrement créé numériquement, donc complètement irréel, mais qui pour une fois est totalement crédible, car doté d'une vraie psychologie et visuellement très abouti.

Bref, une vraie réussite. A l'image de ce second épisode que vous pouvez vous empresser d'aller voir.

Auteur :Alessandro Di Giuseppe
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