Critiques

Le Temps des Secrets : Authentique hommage

Par Kevin Corbel


Adaptation du troisième volet des Souvenirs d’enfance autobiographiques de Marcel Pagnol, "Le Temps des Secrets" transcrit parfaitement l’insouciance enfantine au sein de la Provence du début du XXème siècle.

Été 1905, le jeune Marcel Pagnol (Léo Campion), 10 ans, passe ses vacances dans la campagne provençale. Ce sont les dernières avant d’entrer au lycée. Partagé entre l’idée de s’amuser avec son ami Lili et celle d’entrer un peu plus dans le monde des adultes, Marcel découvre petit à petit que la vie n’est pas qu’innocence et amusements.

Un respect de l'oeuvre qui prime

Dès les premières minutes du film, on se retrouve d’emblée transporté dans l’ambiance de la Provence de l’époque. Le sens du détail apporté par le réalisateur Christophe Barratier rappelant les descriptions faites par Pagnol dans son ouvrage. La bande-son, composée par Philippe Rombi, colle parfaitement au décor. Elle sublime même les pérégrinations du jeune Marcel dans les collines des Bellons (en périphérie de Marseille).

L’exactitude historique vient même jusque dans les dialogues. Notamment dans les expressions employées par les personnages même si elles sont très datées. On retrouve cela de même dans les sujets de conversation. Notamment dans celle concernant la séparation de l’Église et de l’État. Elle est évoquée par Joseph Pagnol (Guillaume De Tonquédec) et a bien eu lieu en 1905.

La part belle aux jeunes acteurs

Malgré un casting adulte alléchant (François-Xavier Demaison, Guillaume de Tonquédec, Anne Charrier ou encore Mélanie Doutey, également à l’affiche dans "Inexorable"), Christophe Barratier a fait le choix judicieux d’axer son long-métrage sur Marcel et les enfants qui l’entourent. Léo Campion, dans le rôle principal, est plus que convainquant. Un constat identique pour Baptiste Négrel dans le rôle de Lili.

Des rôles qui, on l’espère, seront repris si une adaptation de la suite de l’œuvre (Le Temps des amours) est proposée. En attendant, on peut replonger en enfance pendant 1h48 de nostalgie. De celle qui donne envie de redécouvrir les œuvres du grand écrivain et cinéaste qu’était Marcel Pagnol.

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