18 septembre 2020
Archives Critiques

L’Ombre du Vampire : Bel hommage

En 1921, le célèbre réalisateur allemand, Friedrich Wilhelm Murnau part en Tchécoslovaquie afin d'y tourner Nosferatu, un film inspiré du Dracula de Bram Stoker. Là bas, l'attend le comédien Max Schreck qui tient le rôle du comte Orlock. Par son attitude étrange et ses caprices outranciers, celui-ci va laisser planer une certaine ambiguïté sur l'équipe de tournage.

Hommage à un précurseur du film d'épouvante devenu un monument de l'expressionnisme allemand, "L'Ombre du Vampire" (distribué par Bac Films), cette fiction basée sur le tournage de Nosferatu fait froid dans le dos. A la manière d'un documentaire, le réalisateur s'attache à décrire les conditions de tournage de l'époque notamment dans la façon de donner les directives aux acteurs et jongle habilement de la couleur au noir et blanc afin de retranscrire l'univers baroque de l'œuvre.

Peu à peu, une aura de mystère s'installe dans "L'Ombre du Vampire" au sein d'un groupe hanté par un spectre maudit. Une intrigue soutenue par les prestations de Willem Dafoe méconnaissable et inquiétant à souhait en Max Schreck / Nosferatu face à un John Malkovich incarnant à la perfection la folie démesurée d'un cinéaste qui reconnaît en sa vedette, une matérialisation de ses propres démons.

Mis à part le thème du vampirisme, l'histoire par différents aspects n'est pas sans rappeler une évocation quelque peu dérivée du mythe Faustien. Petite fausse note, le scénario de "L'Ombre du Vampire" sème les indices sans toutefois brouiller les pistes et l'explication finale n'est là que pour appuyer une simple confirmation. Un épilogue par ailleurs terrifiant qui laisse un obscur sentiment de malaise.

Auteur :Fabien Rousseau
Tous nos contenus sur "L’OMBRE DU VAMPIRE" Toutes les critiques de "Fabien Rousseau"

ça peut vous interesser

Le Dernier Château : A mon commandement, repos !

Rédaction

Brooklyn Affairs : A gagner en Bluray

Rédaction

Sa dernière volonté : Vaut la peine de l’exaucer

Rédaction