18 novembre 2019
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Mad Max au-delà du Dôme du Tonnerre : La critique

Dans "Mad Max au-delà du Dôme du Tonnerre", près de vingt ans se sont écoulées depuis que la Terre a été ravagée par une guerre nucléaire. Dans le désert, Max conduit un chariot tiré par des dromadaires.

Suite à l'irruption d'un engin volant, les animaux paniquent et s'enfuient avec la caravane laissant Max sur le sable. Ce dernier suit leurs traces et arrive jusqu'à Bartertown, la cité du troc, qui puise son énergie dans les excréments de porc.

Là, Entity, la maîtresse des lieux, partage le pouvoir avec Master, un nain perché sur un colosse musclé du nom de Blaster, qui règne sur les porcheries souterraines de la ville où travaillent les esclaves.

Pour récupérer son bien, Max conclut un marché avec Entity : il affrontera Blaster dans un duel à mort. Au terme du combat dans l'arène du dôme du tonnerre, Max sorti victorieux, refuse d'achever son adversaire. Il est alors exilé dans le désert et recueilli par une tribu d'enfants.

Hollywood récupère le personnage et ce n'est pas pour redorer son blason mais pour le rendre accessible à un large public. La série commence sérieusement à s'essouffler avec ce troisième chapitre.

Le scénario manque cruellement d'inspiration et recycle les éléments qui ont fait le succès de la saga. La violence est atténuée, allégeant le propos. En milieu de récit, "Mad Max au-delà du Dôme du Tonnerre" accuse une sévère baisse de régime dans son rythme. Même Mel Gibson a l'air de se lasser de son rôle.

Dans cette ère post-apocalyptique, le désert a recouvert la plupart des routes et l'eau a été contaminée par la radioactivité. Au fil du parcours, Max s'humanise et perd sa noirceur en devenant le sauveur légendaire d'un groupe d'enfants.

Tel un prophète de la bible, il délivre les esclaves retenus par une cruelle reine (ayant les traits de la chanteuse Tina Turner qui interprète également le générique de fin, le fameux " We don't need another hero ") et les aident à rejoindre la terre promise. Une terre promise qui a la forme d'un nouveau monde devant aboutir à la renaissance de la civilisation.

Malgré ses décors baroques, des combats spectaculaires dans un dôme et la poursuite finale comportant son lot de morceaux de bravoure, cette nouvelle aventure n'arrive pas à la cheville des autres et clôt d'une manière très maladroite un triptyque pourtant bien amorcé.

A partir de 1983, Miller et Kennedy travaillent sur une suite provisoirement intitulée "Mad Max 3". Malheureusement, au cours du repérages des lieux, Byron Kennedy décède dans un accident d'hélicoptère.

Attristé, George Miller décide de se lancer tout de même dans l'entreprise et finalise le scénario avec l'aide de Terry Hayes. Il demande à son ami George Olgivie, un homme de théâtre de l'assister à la mise en scène. Le film sera d'ailleurs dédié à la mémoire de Byron Kennedy.

Parmi les réalisations du cinéaste, figurent également "La quatrième dimension" (1983, un sketch), "Les sorcières d'Eastwick" (1987) avec Jack Nicholson, "Lorenzo" (1992) et "Babe, le cochon dans la ville" (1999).

Auteur : Fabien Rousseau

(Publiée avec l'aimable autorisation de la rédaction des Héros de l'Ecran)

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