25 novembre 2020
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Man Of Steel : Enfin un vrai Superman

En 1978 sortait "Superman", premier du nom, pas vraiment raté en soi mais qui ne disposait clairement pas des outils techniques suffisants pour un super héros de cette ampleur.

Puis ont suivi un festival de bouses, entre le Général Zod et ses acolytes habillés par le pire des costumiers de l'époque disco de "Superman 2", le méchant aussi intéressant que la biographie d'une huitre de "Superman 3", sans oublier le souvenir que tout le monde aimerait bien refouler de "Superman Returns".

Et c'est donc en ce 19 juin 2013, date bénie entre toutes, que le super héros le plus emblématique de l'univers DC nous revient avec "Man Of Steel", plus puissant que jamais, pour nous livrer (enfin) un film digne de sa stature.

Et pour le retour du fils prodige, la Warner n'a pas lésiné sur le casting, que ce soit devant ou derrière la caméra. Avec un scénario signé David S. Goyer, une réalisation de Zack Snyder, et des producteurs comptant dans leurs rang Christopher Nolan (qui vient à peine de finir la trilogie "Batman" acclamée par... et bien par tout le monde), "Man Of Steel" a réussi à rassembler la crème de la crème de l'adaptation de comics de ces dernières années.

Sans oublier que ce nouveau Superman est épaulé d'un côté par Russell Crowe dans le rôle de Jor El et de l'autre par Kevin Costner dans le rôle de Jonathan Kent, un duo de légende entre lequel Henry Cavill aurait pu avoir du mal à s'imposer.

Et pourtant, malgré sa jeune carrière, Cavill nous offre la meilleure interprétation du héros kryptonien dans un rôle plus complet que lors des dernières adaptations. Un trio presque aussi épique que le scénario du film.

Faisant table rase du passé, le scenario reprend les bases et commence bien avant que Clark Kent adopte le juste au corps et la cape. On assiste donc à la naissance de Kal El, fils de Jor El, dans une Krypton en perdition alors que le Général Zod tente un coup d'état.

Après ce début épique, le film adopte un rythme bien plus calme, explorant la jeunesse de Clark à grands coups de flashbacks. Une longue introduction qui nous montre l'ascension épique de Superman, de la découverte de ses pouvoirs à la découverte de ses origines, chaque scène gorgée d'une atmosphère épique alléchante.

Mais alors que cette première partie adopte un rythme lent, le rythme s'accélère bien vite pour ne plus redescendre. En effet, au moment où Kal El découvre l'étendue de ses pouvoirs et la raison de sa présence sur notre planète après toute une vie à se cacher du monde que ce bon vieux Général Zod arrive avec ses gros sabots, grillant la couverture de Clark tout en menaçant son foyer d'adoption.

Une menace qui obligera Clark a accepter ses responsabilités et à faire des choix dans une lutte épique pour la survie de la terre.

Après s'être occupée de relancer l'histoire, l'équipe s'est aussi permise de dépoussiérer le costume, lâchant le fameux slip rouge et les couleurs vives pour un costume qui tiens plus de l'armure de Kevlar que du simple costume en tissus.

Le tout enrobé dans des effets spéciaux enfin dignes du fils de Krypton et de ses pouvoirs, alliant des scènes d'action à couper le souffle, à un cocktail astucieux d'émotion, de suspense et de beauté. Un rythme implacable qui fera oublier les 2h20 du film, qui passeront de fait assez facilement malgré l'introduction plutôt longue.

Le film est aussi porté par son méchant, l'un des plus grands de Superman. Le Général Zod et son commando de Kryptoniens arrivent sur Terre bien décidés à en découdre après avoir jurér de détruire Kal El et la Terre afin d'y établir une nouvelle Krypton. Issus du même monde que Superman, ils sont donc aussi sensibles à l'atmosphère terrestre que lui et possèdent les mêmes pouvoirs.

Un Général Zod incarné par Michael Shannon, bluffant dans le rôle du militaire sans scrupule persuadé d'agir pour la meilleure des causes : la survie de son peuple. Un personnage d'autant plus poignant qu'il incarne à lui seul la dualité du Superman, tiraillé entre son peuple d'origine et la planète qui l'a vu grandir.

Un méchant qui va donner du fil à retordre à l'homme d'acier dans des combats épiques à vitesse supersonique à grands coups d'ondes de choc et d'yeux laser.

On est, comme toujours, enchanté de voir les petits clins d'œil à l'univers DC, que ce soit un nom donné en passant ou un logo écrit sur la façade d'un immeuble ou d'un camion.

Le scénario lui-même faisant des efforts pour coller le plus possible aux comics, les légers écarts s'expliquant facilement par une modernisation obligatoire du super héros.

"Man Of Steel" qui, au final, se révèle être un délice cinématographique, autant pour les néophytes de l'univers DC que pour les fans absolus de la franchise.

Enfin un vrai film digne de Superman !


Auteur :Axel Dauvergne
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