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Mercredi, folle journée ! : Critique

Pascal Thomas, réalisateur plus prolifique dans les années 70 qu'actuellement, reste fidèle à lui-même dans cette nouvelle réalisation : "Mercredi, folle journée".

Les thèmes réguliers de ses œuvres reviennent évidemment dans son nouveau film. L'enfance bien entendu, ainsi que les aléas sentimentaux de leurs parents. Leur point commun est presque négligeable : Ce sont tous les parents de chères petites têtes blondes qui sont élèves de la même classe d'une école de Nantes. A partir de là, Pascal Thomas nous sert une multitude de personnages qui, apparemment, n'ont rien à voir ensemble ou en tout cas pas grand chose en commun. Vous semblerez certainement perturbés en vous demandant où le réalisateur veut en venir. Rassurez-vous, il mène bien son affaire.

Malgré la longueur du métrage (2h07 minutes, ce qui est un peu long pour une comédie), "Mercredi, folle journée" ne vous ennuiera aucunement, car la construction narrative est faite de façon à ne pas perdre une seul seconde. Ce récit est en effet bâti autour de trois histoires distinctes. La première concerne le personnage de Vincent Lindon, vendeur immobilier et joueur aux courses et au poker invétéré. Il doit garder sa fille en ce jour de mercredi. Sa fille justement, qu'il a eu avec Alexandra Martinez, il ne l'a pas vue depuis 6 mois et a autre chose à penser que de la garder une journée complète. De ce jour là, il en découlera une complicité évidente avec sa fille.

La seconde histoire concerne une bande de gamins qui partent en escapade en bateau sur les affluents de la Loire. Panique à bord pour les parents, dont un est interprété par l'ancien présentateur de « La roue de la fortune » Christian Morin lui-même. Quant à la dernière, elle est consacrée à un commissaire de police, interprété par un étonnant Olivier Gourmet, qui a fort à faire entre les petits larcins et sa femme, capitaine de l'armée, qui accouche dans le train entre Bordeaux et Nantes.

Tous ces personnages sont très convaincants, surtout celui d'Isabelle Carré, en jeune mère célibataire et perdue dans ses délires illicites. Cette chouette comédie ne paye pas beaucoup  de mine, mais elle vous ravira essentiellement par son interprétation. En effet, Pascal Thomas, qui avait révélé un Bernard Menez inconnu à l'époque, sait utiliser les secondes rôles à bon escient. Ils sont, certes secondaires au casting, mais essentiels.

Ces trois histoires qui se frôlent pour s'assembler à la fin semblent être tirées de notre vie de tous les jours. Les enfants, insouciants comme tous ceux de leur âge, sont le point de raccord à la réalité et à la simplicité pour leurs parents. Pascal Thomas réalise "Mercredi, folle journée" d'une façon simple et modeste, comme le sont la plupart de ses comédies. Ce genre de récit n'est pas pour mettre le talent du réalisateur en avant. Cela fonctionne bien, c'est tout ce que l'on demande.

Cette nouvelle livraison mérite donc toute votre attention, car ses situations, ses répliques font mouche. Une très bonne surprise en définitive.

Auteur :Pierre Godon
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