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Mission : Impossible 2 : La Critique du film

En 1966, le scénariste Bruce Geller lance les aventures de l'IMF (Impossible Mission Force) avec à leur tête Jim Phelps incarné par Peter Graves. Cette série d'espionnage s'arrête en 1973 au terme de 171 épisodes répartis sur 7 saisons.

Le thème composé par Lalo Schifrin et le célèbre "ce message s'autodétruira dans 5 secondes" viendront conforter son statut de série culte. Une seconde baptisée Mission : Impossible, 20 ans après voit le retour de Peter Graves avec une nouvelle formation, elle débute en 1988 et se termine en 1990 avec 35 épisodes sur 2 saisons.

En 1996, Brian De Palma adapte le concept pour le cinéma dans un film produit et joué par Tom Cruise. La distribution regroupe Emmanuelle Béart, Ving Rhames, Jean Reno, Vanessa Redgrave, Henry Czerny et Jon Voight qui reprend le personnage de Phelps. Ce dernier ne tarde pas à disparaître au profit d'Ethan Hunt.

L'agent de l'IMF, Ethan Hunt interromps brusquement ses vacances pour s'engager dans une nouvelle mission périlleuse. Cette fois-ci, il est chargé de retrouver un virus aux effets dévastateurs baptisé "La Chimère", dérobé par Sean Ambrose, un ancien frère d'armes.

Pour cela, il recrute l'ex-compagne d'Ambrose, une cambrioleuse de charme afin de localiser l'échantillon viral. Au cours de cette aventure, Hunt retrouve Luther Stickwell, l'as de l'informatique, qui fait de nouveau équipe avec lui.

Cette suite s'apparente plus à une nouvelle aventure de l'agent Ethan Hunt plutôt qu'à une nouvelle mission impossible, et se démarque très largement de l'esprit originel de la série culte. En effet, si les scènes d'action sont légions, les références y sont extrêmement minces et ce n'est pas le fameux message s'autodétruisant qui prétendra le contraire.

Le seul élément qui aura survécu au passage sur grand écran, étant le célèbre masque de latex. On se souvient que le premier opus de Brian De Palma était énigmatique avec de multiples références hitchcockiennes, un suspense bien entretenu, des scènes d'action anthologiques judicieusement éparpillées (l'évasion du restaurant aquarium reste ma favorite) avec effet de surprise à la clé alors que cette séquelle s'enlise dans une débauche de cascades spectaculaires et dans un scénario d'une banalité affligeante.

Quant à Lesieur Cruise (saluons tout de même ses prouesses physiques durant le tournage) qui mène aussi la barre à la production, il s'est réservé le rôle du beau super-héros indestructible, uniquement à sa gloire. On peut se demander également si John Woo n'a pas oublié qu'il avait un style (les fameux ralentis entre autres) ou si c'est un choix délibéré du producteur interprète.

A mon sens, les seules scènes vraiment intéressantes sont les passages où Tom Cruise donne la réplique à Anthony Hopkins (qu'est-il venu faire dans cette galère, ce grand Monsieur ?). Quant au reste, ça laisse un goût de déjà-vu, style n'oubliez pas de laisser vos neurones à l'entrée de la salle ! Comme quoi, ce n'est pas avec un bon réalisateur et de gros moyens que l'on fait les meilleurs films.



Publiée avec l'aimable autorisation de la rédaction des Héros de l'Ecran 
Auteur :Fabien Rousseau
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