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Monstres & Cie : Le secret derrière la porte…

"Monstres & Cie", la nouvelle livraison de Pixar, est bien arrivée !

On a tous eu, enfant, la vision d'un monstre caché sous notre lit ou derrière une porte. Bon nombre de films, comme Poltergeist de Tobe Hooper ont utilisé cette peur enfantine pour réaliser de vrais films d'horreurs. Au-delà de cette simple image du monstre destiné à faire peur, on ne savait quasiment rien de ces bêtes en tout genre.

Pour leur quatrième film, les studios Pixar (après les réussites des deux "Toy Story" et de "1001 patte"s) ont décidé de nous montré ces monstres dans leur quotidien. Alors que dans "Toy Story", les jouets évoluaient dans notre monde, ici les scénaristes ont imaginé une cité baptisée Monstropolis dans laquelle les monstres sont des effrayeurs de profession dont la mission consiste à ramener des cris d'enfants, matière première de Monstropolis.

Dans une immense usine, les monstres rivalisent pour tenter de ramener le plus grand nombre de cris en franchissant les portes de placard qui mènent au monde des humains en culottes courtes. C'est le cas du champion toute catégorie, Sulley (John Goodman pour la voix), un colosse velu de 2m40, flanqué de son assistant Mike/Bob (Billy Crystal pour la voix), un globe oculaire monté sur pattes.

Tout irait pour le mieux dans ce monde si les dirigeants de la "Monstres & Cie" ne constataient que les enfants sont de moins en moins effrayés et que leurs cris commencent à manquer sérieusement. Et lorsqu'une petite fille parvient à pénétrer dans cette ville provoquant les plus grandes catastrophes et l'adoration de Sulley bien décidé à la ramener chez elle malgré le complot orchestré par Randall le caméléon, la panique à Monstropolis est totale.

On reconnaît d'emblée le style Pixar, une histoire forte et simple, des images de synthèse de plus en plus perfectionnées et des gags qui raviront petits et grands. Le spectacle est assuré même si on peut regretter quelques baisses de rythme après un démarrage en fanfare et une trop longue séquence dans la réserve de millions de portes de placard.

Cette usine de la "Monstres & Cie" est un peu une métaphore de l'usine à rêves Hollywoodienne. Chaque porte ouverte nous entraîne dans un univers différent comme autant de scénarios possibles. Pour effrayer les enfants, tout les coups sont permis et la rivalité des monstres est comme celles des studios américains qui essaient toujours d'aller plus loin pour satisfaire le public.

La surenchère dans le gag ou dans l'émotion, Hollywood est un monde impitoyable (voir le dernier Lynch...) mais dessin animé oblige, tout cela finit en chanson et dans la joie.

Le principal plaisir de "Monstres & Cie" vient de la frayeur qu'inspirent les enfants aux monstres. Chacun est un monstre pour l'autre : la fillette n'hésitant pas à surmonter sa peur et à assommer le caméléon tandis que Sulley s'humanise au contact de la petite et découvre le mal qu'il peut faire aux enfants.

Les Gremlins jouaient déjà sur cette idée du monstre gentil capable des pires horreurs et de l'humain monstrueux. Là encore, les scénaristes ne vont pas plus loin, la directive est claire: spectacle et divertissement avant tout.

Mission "Monstres & Cie" réussie !

Auteur :Christophe Roussel
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