5 décembre 2020
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Moonrise Kingdom : Critique

"Moonrise Kingdom" ou l'histoire d'un couple d'enfants qui jouent les adultes est émouvante, et on se surprend à suivre avec intérêt la folle virée des deux tourtereaux. Les scènes sont calibrées au millimètre. Chaque plan ressemble à une photo, Anderson filme avec une symétrie de tous les instants. Côté casting, le jeune cinéaste n'a pas lésiné sur les moyens. Pour son 7e long-métrage, le premier présenté à Cannes, il s'est entouré d'une pléiade de stars, on trouve Bruce Willis dans le rôle d'un policier à la ramasse, Edward Norton campe un chef des scouts à contre-emploi des personnages qu'il a précédemment interprété, ou encore son acteur favori, Bill Murray, avec lequel il signe sa sixième collaboration. L'apparition finale d'Harvey Keitel constitue la cerise sur le gâteau.

Finalement, le seul défaut du nouveau « bébé » de Wes Anderson est peut-être son manque d'originalité. Cela ne retire en rien la qualité de "Moonrise Kingdom", qui devrait attirer beaucoup de monde dans les salles. Mais pour ceux qui n'étaient jusque là pas fans de la filmographie du cinéaste originaire du Texas, leur avis ne devrait pas changer pour ce nouvel opus. Anderson reste Anderson et donne parfois l'impression qu'il tourne en rond, comme s'il se refusait à faire évoluer son cinéma, de ses acteurs à sa manière de filmer.

Ceux qui adorent l'univers de Wes Anderson seront au contraire conquis par cette comédie rétro qui traite des rapports souvent difficiles entre adultes et adolescents, et qui met en scène des personnages aussi loufoques les uns que les autres, et qui viennent égayer ce début de quinzaine cannoise. En cela, Wes Anderson atteint sans problème son objectif.

Auteur :Pierre-Gérard LespinasseTous nos contenus sur "Moonrise Kingdom " Toutes les critiques de "Pierre-Gérard Lespinasse"

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