18 septembre 2019
Critiques

Once Upon a Time… in Hollywood : La critique du film

Critique du film Once Upon a Time… in Hollywood

par David Mauqui


L’année 1969 a été marquée aux États-Unis d’Amérique par plusieurs événements marquants, les premiers pas d’un homme sur la Lune, le festival de Woodstock et l’assassinat de Sharon Tate par des forcenés de la secte de Charles Manson.

C’est en ignorant toute publicité avant de me rendre à la projection du neuvième film de Quentin Tarantino, "Once Upon A Time... in Hollywood"; dixième si on considère les deux parties de Kill Bill, que je suis allé à la séance pour découvrir en toute candeur sa dernière proposition cinématographique dont le titre thématise un sujet bien plus vaste qu’un événement qui aurait pu rester anecdotique sans la notoriété des victimes.

Réunissant un casting prestigieux, "Once Upon A Time... in Hollywood" nous propose de suivre un acteur, Rick Dalton, dans une période critique de sa carrière où il doit décider entre sombrer dans l’oubli en passant des premiers rôles du cinéma aux second rôles de méchants dans des séries télévisées, à une époque où le petit écran est encore considéré comme un art mineur si on peut même parler d’art, ou accepter de participer à des westerns spaghettis dont l’essor est encore sous-estimé.

Il est accompagné de sa doublure, Cliff Booth, à la fois ami et homme à tout faire au passé sulfureux. Le thème est soutenu visuellement par l’apparition de stars dans divers rôles et on découvrira pour quelques secondes ou quelques minutes Michael Madsen, Al Pacino, Dakota Fanning, Luke Perry… Inversement, la magie du maquillage et des effets numériques ressuscitent des géants tel que Steve McQueen, Bruce Lee, Sharon tate ou un jeune Polanski.

À nouveau, on appréciera dans "Once Upon A Time... in Hollywood" la qualité de l’accompagnement musical, l’année où se déroule les événements offrant un choix infini pour charmer les oreilles des mélomanes. Sur le plan sonore, on soulignera également le soin apporté au traitement du son sur chaque séquence où le moindre objet, le moindre mouvement est porté à son paroxysme, que ce soit un briquet, un ouvre-boîte, l’ambiance d’un bar en pleine journée où se mêlent talons aiguilles, portes qui claquent et conversations ambiantes quand tous ces bruits de fond sont atténués au profit des dialogues dès que nous sommes dans le cadre formaté d’un plateau de tournage.

Comme souvent chez Tarantino, on mélange les genres et les pellicules, on passe sans prévenir du 16 au 70mm, et plus encore la fiction et la réalité dans l’univers d’une industrie cinématographique impitoyable où chacun est en compétition permanente avec l’autre.

La question se pose alors de savoir qui des deux personnages est le personnage principal dans "Once Upon A Time... in Hollywood" ? Peut-être cela importe peu et va dépendre des situations dramatiques qui s’enchaînent et égrainent des indices au spectateur comme autant de pièces d’un puzzle mystique qui passe à la fois par des informations directes sur les personnages que des références cinématographiques à la découverte des protagonistes et d’un dénouement qui coupera le souffle et en tout cas ne peut laisser indifférent.

Difficile de conclure sans gâcher la surprise, je dirais donc qu’on pardonnera la manière dont l’histoire et les faits sont revisités en acceptant qu’on se rend ici au cinéma pour se nourrir d’une fiction et non d’un documentaire sur une affaire à la fois sordide et inutile. Il faut toutefois avertir les personnes sensibles que certaines séquences peuvent avoir un effet traumatisant si on est sensible à la violence physique.

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