24 septembre 2021
Archives Critiques

OSS 117 : Le Caire, nid d’espions : La critique

Y a-t-il un espion pour sauver la France ?

Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117, est un espion des plus spécial. Plein de charme et bien habillé, il pourrait faire penser à un collègue de renom bien connu au cinéma… Mais mieux vaut oublier toutes ses références, car ici tout est décalé. Incarné par Jean Dujardin, cet agent secret immature, fan du président René Coty, est plus proche de l'inspecteur Clouseau que de James Bond.

Maladroit et plutôt inculte, notre OSS 117 débarque au Caire pour y remettre de l'ordre. Heureusement pour lui, il sera épaulé par Larmina (Bérénice Bejo), sa plus ou moins fidèle secrétaire. Rayonnante à l'écran, l'actrice semble avoir pris beaucoup de plaisir à jouer aux côtés de cet excentrique espion qui se révèle « très français en fin de comptes ».

Mais le plus radieux de tous est certainement Jean Dujardin, très à l'aise dans le haussement de sourcils, et plus séduisant que jamais en costume des années 50. A la fois suffisant et égocentrique (des traits de caractère qui ne sont pas sans nous rappeler ses précédents rôles de "Brice de Nice" ou d'"Un gars une fille"), il se révèle à mourir de rire et prouve qu'il peut assurer sans problème1h30 de pleine comédie. Si le jeu de l'acteur est important, il n'est pas suffisant à faire un bon long-métrage.

Les décors et costumes ont ainsi une place prépondérante dans "OSS 117", parodie des films d'espionnage des années passées. Tous les détails sont soignés (allant même jusqu'à l'utilisation de l'ancien sigle Gaumont dans le générique) afin de nous faire voyager dans le temps. L'idée de départ du film vient d'ailleurs de cette envie de détourner les codes des premiers James Bond en technicolor pour en faire une comédie. Et c'est un pari réussi. Hilarant du début à la fin, "OSS 117" ravira à coup sûr les nostalgiques et la nouvelle génération, toujours friande de films pastiches.

Auteure :Julia VeronaTous nos contenus sur "OSS 117, Le Caire nid d'espions" Toutes les critiques de "Julia Verona"

ça peut vous interesser

OSS 117 : Les prémices d’un échec ?

Rédaction

OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire: A Moore, Gloire et Beauté

Rédaction

Présidents : Surréaliste

Rédaction