Critiques

Peur Bleue : La critique

Avec "Peur Bleue", cette spectaculaire aventure aquatique, nous découvrons le nouveau film de Renny Harlin, cinéaste d'origine finlandaise, à qui l'on doit de belles réussites telles "58 minutes pour vivre" avec Bruce Willis, "Cliffhanger" avec Sylvester Stallone ou encore "Au revoir à jamais" et "L'île aux pirates" interprétés par sa compagne de l'époque, la sculpturale Geena Davis. L'impatience domine donc à la vision de cette nouvelle production d'un fin connaisseur dans le domaine des films d'action.

Nous découvrons ainsi l'existence d'un complexe maritime et scientifique qui est consacré à l'étude de la génétique des requins, dont on essaye de modifier les critères physiologiques afin d'en tirer un sérum qui soit à même de guérir la maladie d'Alzeimer. Intentions dès plus louables... Le grand argentier de cette vaste entreprise vient rendre une petite visite afin de mesurer l'efficacité de ses investissement. Par un incroyable et purement cinématographique manque de chance, une tempête s'abat sur le complexe, détruisant les installations et livrant les quelques personnes aux requins en liberté, le "struggle for life" a débuté.

Et le résultat final ? Qu'en est-il ? Mon avis sera plus que mitigé. Certes, "Peur Bleue" commence plutôt correctement même si l'on peut regretter que la psychologie des personnages soit taillée à coups de serpe. Après tout, c'est un film de divertissement, calibré pour les consommateurs du samedi soir, vous savez ces idiots impolis qui passent leur temps à bouffer des tonnes de pop-corn, à faire sonner leurs satanés téléphones portables, à discuter et commenter le film comme s'ils étaient dans leurs salons respectifs, et dont on souhaiterait qu'ils soient bouffer par petits morceaux (comme çà leur souffrance durerait plus longtemps) par les requins du film devenus, sur le coup, vos meilleurs amis... La description que je vous livre ici s'appuie sur une étude ethnologique très sérieuse grâce au concours précieux des spectateurs du Kinepolis Lomme...

Ceci dit, et donc après un démarrage honnête, "Peur Bleue" s'enlise dans des profondeurs abyssales d'ennui. Samuel L. Jackson disparaît prématurément en laissant les quelques survivants affronter des monstres de 13 mètres. On pense alors à des réussites majeures telles "Les dents de la mer IV" de Joseph Sargent et "Léviathan" de George Pan Cosmatos.

Bref, vous l'aurez compris, "Peur Bleue" manque totalement sa cible. On reste en plus pantois devant un final on ne peut plus plus ridicule et on constate alors que Renny Harlin commence une période de régression. S'il se maintient cette ligne de conduite, il redeviendra ipso facto le petit réalisateur qu'il était à l'époque des "Griffes de la nuit III ou IV" peu importe... Très franchement, les bons films ne manquent pas ces temps-ci pour vous permettre d'éviter ce genre de catastrophe. Allez plutôt voir "Le Sixième Sens".

Auteur :Christophe DordainTous nos contenus sur "Peur Bleue" Toutes les critiques de "Christophe Dordain"

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