5 décembre 2020
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Poltergay : Du grand n’importe quoi !

C'est sans doute le pitch le plus effrayant de l'année : dans sa nouvelle maison, un type voit apparaître des fantômes gays tout droit venus de la fin des seventies. Ça sent le nanar ultime, entre Gabriel Aghion et Max Pécas. Et en effet, au début, "Poltergay" n'est ni OK, ni bath, ni in. Humour pire que potache, principalement à base de bites dessinées un peu partout. Homophobie latente (on rit des gens parce qu'ils sont gays). Cabotinage incessant, le pire n'étant pas dû aux interprètes des fantômes disco, mais bel et bien à Clovis Cornillac, dont on commence à connaître par coeur toutes les mimiques.

Une demi-heure semble suffire pour se faire une idée de ce "Poltergay" : sinistre, craignos, vulgaire. Et puis, même s'il n'atteint jamais des sommets de drôlerie, le film trouve son rythme et marque enfin des points dans le registre "divertissement sympathique". Une fois son personnage habitué à ces visions improbables, Cornillac se calme et c'est nettement plus supportable. Pas de quoi applaudir à tout rompre, mais pas de quoi crier au scandale. Et puis il y a Michel Duchaussoy, dont l'arrivée tardive dans l'intrigue donne un punch supplémentaire à tout le film. Son personnage, un exorciste plus sérieux qu'une pierre tombale totalement accro aux McFlurry, Chicken McNuggets, et autres délicieuses merdes de chez Ronald McDonald, est un régal.

Du grand n'importe quoi, sans queue (hum) ni tête, à l'image d'un film qui trouvera plus facilement sa place à 20h50 sur TF1 que sur PinkTV.

Auteur :Thomas Messias
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