18 septembre 2019
Critiques

Scary Stories : La critique du film

La critique du film Scary Stories

Par David Marmignon


Chapeauté par Guillermo Del Toro et réalisé par André Øvredal, norvégien à l’origine du glaçant, morbide mais fascinant "The Jane Doe Identity", on peut dire que "Scary Stories" part sur de bonnes bases. Ce qui est d’autant plus chouette quand un projet alléchant sur le papier livre une bobine à la qualité d’une bonne péloche d’antan.

Car il y a des vibes de "House", de "Fright Night", de "The Blob", dans ce "Scary Stories" dont on aimerait pouvoir profiter dans un drive-in, notre date du soir se blottissant dans nos bras face aux nombreux moments de bravoure d’épouvante du film. Des jolies références pour cette adaptation du recueil de nouvelles signé Alvin Schwartz, qui pour l’anecdote a été plus d'une fois interdit dans les bibliothèques scolaires car jugé trop effrayant pour les enfants. Dès lors facile de penser à un espèce de "Chair de Poule" sixties pour les plus grands, plus vraiment impressionnés par les histoires de R.L Stine, mais pas encore tout à fait prêts pour LeatherFace ou Freddy.

Le film multiplie les jump scares jouissifs, les moments de tensions savamment dosés et bénéficie d’un bestiaire ultra réussi, mélange heureux de maquillages craspecs et sfx quasi invisibles. Le savoir-faire de Del Toro en somme. Et les jeunes acteurs, tous inconnus au bataillon, s’en donnent à cœur joie à donner dans la scream queen à grosses lunettes et pantalon pattes d’eph. En situant le film dans les années 1960, "Scary Stories" mélange l’épouvante classique et gothique, avec son lot de maisons hantées, de fantômes et de légendes urbaines, et la réelle terreur, historique celle-ci, avec l’élection de Nixon et le Vietnam en toile de fond.

Hommage à la puissance évocatrice des histoires, du fantastique comme échappatoire du quotidien, et entreprise nostalgique à la "Stranger Things" mais avec plus de cœur, "Scary Stories" est une de ces bonnes surprises que nous réserve encore le grand écran. Dommage du coup que le film ne soit pas sorti en plein Halloween plutôt qu’en cette période estivale un peu incongrue.

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