21 octobre 2019
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Se souvenir des belles choses : La critique

Un accident, Claire Poussin aime l'orage et un jour, lors d'une sortie, la foudre la frappe. Déboussolée, désorientée, confuse, elle va Aux Ecureuils, un centre où l'on ne s'occupe que des problèmes de mémoire. Claire s'intègre peu à peu, elle croise Philippe qui a, lui, oublié une partie de sa vie. Un jour d'orage, ils se déclarent leur amour. Mais Claire oublie. Peu à peu, les pages de sa mémoire lui sont arrachées. Elle doit lutter, se battre pour se souvenir. Avec l'aide de Philippe, elle trouve la force de faire front et de résister le plus farouchement possible à l'oubli qui grignote sa vie. Mais le temps est un ennemi et Claire et Philippe se voient obligés de vivre leur amour dans l'urgence.

Première réalisation de Zabou, "Se souvenir des belles choses" révèle autant de défauts qu'il contient de qualités. Les comédiens choisis par l'actrice-réalisatrice pour les rôles pricnipaux ne sont pas des grands habitués du cinéma : Isabelle Carré s'y révèle d'une étonnante fraîcheur tout en composant un personnage crédible, quant à l'inconnu Bernard Campan, le voir jouer un vrai rôle dramatique lui confère une réelle épaisseur de comédien.

Côté réalisation, Zabou ne donne pas dans la surenchère avec "Se souvenir des belles choses" mais se contente plutôt de laisser la caméra suivre ses personnages, un procédé efficace mais peu stimulant. Le réel problème vient du scénario, très prévisible et très "politiquement correct". Bien que tragique, Zabou accentue ce côté du film en sortant les violons lorsque la fin approche. Un regard un peu plus distant, plus humain aurait sans doute été plus pertinent.

Malgré tout, par son sujet (la forme autosomale dominante de la maladie d'Alzheimer chez les jeunes), "Se souvenir des belles choses" recèle un réel intérêt même si le sujet du film c'est d'abord une histoire d'amour, la maladie n'étant qu'une des composantes du caractère de Claire. Une première réalisation qu'on sent plein de bonne volonté mais qui, à trop vouloir souligner l'émotion, la détruit.

Auteur :Guillaume Branquart
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