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Sous le sable : On s’y enlise parfois

Amoureux de Charlotte Rampling, précipitez vous voir "Sous le sable" ! En effet, la grande dame britannique y est filmée sous ses plus beaux aspects. On a franchement l'impression que la caméra est amoureuse d'elle, et les spectateurs aussi.

Elle incarne, dans cette nouvelle réalisation de François Ozon, une femme meurtrie et plus que perturbée par la disparition soudaine de son mari. Son rôle est très approprié à sa personnalité un peu mystérieuse, un regard à la Lauren Bacall qui en dit long sur ses émotions alors que le scénario ne lui laisse qu'une marge de manoeuvre plutôt étroite.

Ainsi, malgré une intrigue assez mince, le réalisateur de "Sitcom" parvient à trouver l'élément du récit qui vous tiendra en haleine pendant les 95 minutes du film. Les longs silences et la brièveté des dialogues servent à merveille les magnifiques images d'une Charlotte Rampling errante sur la plage.

Bruno Crémer est impeccable dans sa retenue. Il nous montre à nouveau son talent d'acteur fort peu demandé par le grand écran. Par contre Jacques Nolot est ridicule. Il campe un bien piètre amant. N'oublions pas le retour d'Alexandra Stewart, qui nous charmait naguère dans des productions de série Z italiennes.

"Sous le sable" plaira donc aux amoureux de Godart ou de certains films d'Antonioni. Les autres risqueront de passer leur chemin par peur d'un enlisement et c'est dommage.

Auteur :Pierre Godon

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