19 novembre 2019
Archives Critiques

Star Trek Into Darkness : Un cocktail détonant

Avec "Star Trek – The Future Begins", J.J. Abrams avait relevé un défi assez grand en soi : reprendre l'univers plus que complet du space-opéra Star Trek (soit une série tentaculaire déclinée en plus d'une demi-douzaine de spin-offs et une armée de fans) du début et le rendre accessible à un plus grand public avec un blockbuster. Et on doit bien dire qu'il a réussi : que ce soit du côté des trekkies ou du public qui découvraient l'univers pour la première fois, tous ont applaudi. Cela dit Abrams ne voulait apparemment pas en rester là et a décidé de nous offrir la suite, "Star Trek Into Darkness", relevant le défi de faire encore plus fort qu'avec le premier film. Sur ce, "pleines puissances Monsieur Sulu !"

La première chose que l'on peut reconnaitre a STID, c'est qu'encore une fois, l'univers de la série a été respecté (mis à part une certaine relation entre Spock et Uhura). Et même si beaucoup tendent à oublier ou minimiser ce fait, il faut bien reconnaitre que le pari était assez difficile à relever. Même en réduisant le champ à la première série, l'univers de Star Trek est extrêmement riche et comme pour toute adaptation, le risque de s'attirer les foudres des fans n'est jamais bien loin. C'est pourquoi on retrouve une multitude de clins d'œil et de références qui permettent de retrouver dans ce blockbuster l'âme de la série originale.

Mais la grande force du film tiens en deux points : ses personnages et son rythme. En effet, malgré son grand nombre de personnages, une belle place est faite à chacun afin de donner au film toutes les dimensions qu'il mérite. Scotty (Simon Pegg) tient à lui seul une grande partie du quotien humoristique du film, le duo Spock (Zachary Quinto)/Kirk (Chris Pine) se charge de l'émotionnel, tandis que le film entier est porté par un méchant, qui, bien sûr, n'échappera pas aux fans de la série. Benedict Cumberbatch joue à la perfection un des vilains les plus emblématiques de tout l'univers Star Trek à la perfection, entre sauvagerie pure et intelligence terrifiante, le tout enrobé dans une voix grave et posée, signe des gars qui ne plaisantent pas. Le tout agrémenté de tous les personnages qui ont fait le succès de la série originelle, entre Uhura (Zoe Saldana), Karl Urban (Bones) et Sulu (John Cho) sans oublier Chekov (Anton Yelchin), qui assurent chacun leur rôle à la perfection.

Une performance groupée d'acteur où pas un ne fait exception et qui mérite donc d'être soulignée. Le rythme du film lui tient en un seul principe : une fois passée une première scène à couper le souffle et une introduction plus lente pour découvrir le visage de l'ennemi, la pression monte sans discontinuer, sautant de scènes de batailles brutales en scènes de tension épiques de plus en plus impressionnantes, le tout mené tambour battant par des rebondissements et une bande son dès plus soignées.

Si le scenario signé Damon Lindelof en lui-même ne brille pas par son originalité en soi, force est de constater que la réalisation de J.J.Abrams parvient à nous tenir en haleine du début à la fin. Même si le film nous offre quelques scénettes ou détails plus ou moins inutiles, ils se fondent assez bien dans le décor et on oublie vite ces petits problèmes techniques pour apprécier l'ensemble.

On a beau pester contre les blockbusters et leurs dérives, "Star Trek Into Darkness" pioche dans le meilleur tout en évitant le pire. Il ne nous reste donc plus qu'à attendre le troisième opus pour une clôture encore plus épique (même si il n'a pas été confirmé et que J.J.Abrams va maintenant avoir les "Star Wars" sur les bras, la mode de maintenant est que soit on sort un film, soit une trilogie).
Auteur :Axel Dauvergne
Tous nos contenus sur "Star Trek Into Darkness" Toutes les critiques de "Axel Dauvergne"

ça peut vous interesser

Gemini Man : Rencontre avec Ang Lee

Rédaction

Gemini Man : Mr. & Mr. Smith

Rédaction

Vendredi 13 de Marcus Nispel : Pièges de Crystal

Rédaction