22 septembre 2019
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Star Wars : Episode IV – Un nouvel espoir : Le mythe fondateur !

LES ORIGINES DE STAR WARS : EPISODE IV - UN NOUVEL ESPOIR

Bercé par les fameuses matinées des cinémas américains, Lucas se retrouve complètement dans la science-fiction, Flash Gordon et les autres n'ayant plus de secrets pour lui. Les serials le font rêver comme d'autres enfants de son âge. L'accident, qui a failli lui coûter la vie, lui a permis de voir les choses autrement.

Sa longue période de convalescence l'incite à découvrir d'autres horizons à travers la littérature. Joseph Campbell fait partie de ces auteurs qui l'inspirent. Toute la mécanique des mythes sera analysée et découpée par Lucas : La Grèce antique, la mythologie romaine, les légendes asiatiques, etc.

Bref, tout ce qui se rapporte à l'éternel combat du bien et du mal, les combats entre les héros et les vilains. A ce titre, citons un extrait de l'article de Philippe Ross publié dans La Revue du Cinéma, en septembre 1983 : "Certains puristes à l'esprit étroit rattachent Star Wars à la science-fiction et plus précisément au space-opera alors que la trilogie présente des éléments propres à l'heroic fantasy et a surtout contribué à son renouveau. Il est en effet incontestable que cette épopée fabuleuse présente un côté épique indéniable dans la sempiternelle lutte du Bien et du Mal symbolisés par le brave Luke Skywalker et le terrifiant Dath Vador dont l'accoutrement se veut un mélange harmonieux de l'armure du chevalier noir et des uniformes SS, tandis que les duels épiques avec épées au laser ou les batailles dans les galaxies étoilées entrecoupées d'apparitions de créatures extraordinaires, sympathiques ou malfaisantes, présentent des analogies flagrantes avec les grands romans classiques d'heroic fantasy des années 30."

Lucas tient alors son projet : un film de science fiction réunissant des héros fortement ancrés dans leurs valeurs, dans la technologie, l'héroïsme et l'inéluctable affrontement ente le bien et le mal . Malgré le succès d'"American Graffiti , plusieurs studios refusent le projet de Star Wars, même le studio Universal, auquel le cinéaste a rapporté beaucoup d'argent, ne veut pas en entendre parler.

Il faut souligner qu'à l'époque, la science fiction n'était pas très commerciale, ou alors sous forme de comics ou de romans, mais le cinéma ne s'était jamais vraiment intéressé à ce sujet . Certes, des succès tels que "La Planète des Singes" ou "2001, l'Odyssée de l'Espace" avaient ouvert certaines portes notamment dans le domaine des effets spéciaux, mais pas au point d'attirer l'attention des décideurs sur le projet de Lucas.

Un seul courageux lui donnera une avance pour son script : Alan Ladd Jr, alors patron de la 20th Century Fox et futur producteur de "Blade Runner" et de "Outland". Selon lui, au vu de la précédente réalisation de Lucas, un film de science-fiction pourrait être un énorme succès. Il ne pensait certainement pas à l'époque à la bonne définition du mot succès.

A l'origine, Lucas avait toujours pensé faire une trilogie voire même trois : celle de base (épisodes IV, V, VI), une préquelle (épisodes I, II, III) et une suite directe (épisodes VII, VIII, IX). 

Les synopsis existent bien dans l'esprit de Lucas, mais, malheureusement pas tous sur pellicule, puisqu'il était acquis que Lucas devait s'arrêter au moment de la sortie de l'épisode III en 2005. Toutefois, les récentes évolutions ont inversé la tendance avec la sortie à venir d'un nouvel épisode en décembre 2015...

La première version de Starwars fut écrite au bout de 9 mois. Plusieurs idées étaient prévus par Lucas : une distribution uniquement asiatique, un film à la  "Capitaine Blood", etc. Un an et demi après la première mouture, la pré-production du film peut enfin commencer, nous sommes au printemps 1975.

Le budget se montait alors de 7 millions de dollars avant même d'avoir tourné une seule scène. L'aventure s'annonçait éprouvante pour Lucas et son équipe, surtout au début du tournage, sous le lourd soleil de la Tunisie...

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LA CRITIQUE DU FILM

Le premier volet de la trilogie, "Star Wars : Episode IV - Un Nouvel Espoir" est sorti sur les écrans américains en mai 1977. Il fut d'abord distribué dans un circuit fermé de quelques salles dans les plus grandes villes américaines.

Au départ, Lucas ne croyait pas au succès du film. Il disait que tous les films de science-fiction fonctionnaient bien lors des des deux premières semaines, mais que le soufflet retombait vite.

Il n'en cru pas ses yeux quand, le soir du premier jour d'exploitation, il vit de longues files d'attente devant le fameux Mann's Chinese Theatre d'Hollywood Boulevard. Il pense tout d'abord à une avant-première quelconque, mais il leva les yeux et aperçut STAR WARS inscrit sur la façade du cinéma.

Ce premier volet est, certes, basé sur une trame simple et classique, mais il est terriblement efficace. C'est un film familial de science fiction, une oeuvre qui ouvre les portes d'un univers sans pareil.

Combien de parents, emmenés de force par leurs enfants, y sont retournés avec les grands parents pour leur monter ce que le cinéma pouvait encore apporter de magique ?

Cet épisode IV a aussi influencé beaucoup de réalisateurs de la jeune génération. Nous pouvons notamment penser à Robert Zemeckis, Bryan Singer et tant d'autres.

Auteur :Fabien Rousseau


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