31 octobre 2020
Critiques

Tarzan : Le roi des navets !

La légende du roi de la jungle, Tarzan, l'enfant sauvage, fait partie intégrante des succès Disney. Alors quand Warner récupère la franchise, il faut bien avouer que le public était aux anges. Et attendait une adaptation plus mature et sombre, digne de leur adaptation de "Blanche-Neige" passée ou de "La Petite Sirène" à venir. Il n'en sera pourtant rien puisque Warner se contente d'une séquelle tout ce qu'il y a de plus fade destiné à un public clairement adolescent.

Tarzan, ou plutôt John Clayton, a quitté sa province natale (la jungle) pour embrasser la vie d'aristo chic que ses parents attendaient. Il coule des jours heureux avec sa sublime épouse Jane jusqu'au jour où il est invité à rentrer au bercail, au Congo, en tant qu'émissaire du Commerce. Un terrible piège digne d'un mauvais téléfilm puisque l'invitation provient non pas du roi belge mais de son bras droit, le diabolique Leon Rom. La voix off suivrait cette annonce d'un rire funeste et désenchanté.

Parce que oui, la simple lecture du synopsis donne le ton. "Tarzan" est un navet et le scénario, digne d'un film catastrophe de TF1 n'y est pas pour rien. Clairement destiné à un public jeune, très jeune, le film n'est qu'une suite de péripéties des plus sommaires avec quelques scènes d'action grotesques au dénouement des plus prévisibles. Les ralentis, too much à souhait, inondent le long-métrage et seront peut-être même les seules scènes à pouvoir vous faire sourire, même si involontairement. En effet ne comptez pas trop sur Samuel L. Jackson, respiration comique digne d'un "Scary Movie" pour faire rire même les “meilleurs publics” d'entre nous.

Digne d'une leçon sur le schéma narratif d'un cours de CE1, chaque acteur reste coincé dans un personnage au costume étroit dont l'épaisseur manque cruellement pour crier autre chose qu'au secours. Alexander Skarsgård (à vos souhaits) est clairement là pour faire baver la midinette. Problème, malgré ses muscles, son regard bovin, sa tête de gland et sa coupe de Michel Houellebecq ne retiennent pas vraiment l'attention. Margot Robbie, elle, joue les Mary-Jane bis et bien qu'elle se déclare plus badass qu'une Naomi Watts dans "King-Kong", reste la (sublime) demoiselle qu'il faut sauver, au péril de sa vie. Heureusement, ou du moins on l'espère, son intervention dans le très attendu "Suicide Squad" devrait nous faire oublier sa discutable prestation. Par respect pour les lecteurs, nous n'évoquerons pas la piètre performance de Christoph Waltz qui, une fois de plus, nous ressert la même soupe tiède du grand méchant à accent qu'il faut éliminer pour obtenir le précieux happy-end. 

Bref, pas vraiment à boire et à manger, l'appel du gain semble la seule motivation pour ce pseudo blockbuster insipide. Serveur, revenez, on vient de trouver un cheveu dans notre assiette !

Auteure :Mélissa Chevreuil
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