Critiques

The Boy 2 : Fuyez !

Par Jérémy Joly

Le réalisateur William Brent Bell est connu pour son travail dans des films d'horreur tels que "Stay Alive" (2006) et "The Devil Inside" (2012). En 2016, il réalise "The Boy", l'histoire d'une jeune américaine qui se fait engager en tant que baby-sitter en Angleterre, dans une maison isolée en pleine campagne, en Angleterre. Mais à son arrivée, elle découvre qu'elle doit s'occuper, non pas d'un petit garçon de huit ans, mais d'une poupée de porcelaine grandeur nature nommée Brahms.

Ce premier volet était loin d'atteindre le chef d’œuvre du film d'horreur mettant en scène une poupée maléfique qu'est "Jeu d'enfant" avec le terrifiant Chucky. Tout de même, l'histoire autour de Brahms rendait ce film plus intéressant que la série très ennuyeuse des "Annabelle". Loin d'être original, "The Boy" avait un certain charme pour plaire aux amateurs de frissons, mais une suite était-elle nécessaire ?

Au début de "The Boy : La Malédiction de Brahms" (distribué par Metropolitan), nous faisons la connaissance d'une famille qui subit un traumatisme. Après un cambriolage violent, la mère fait des cauchemars presque toutes les nuits tandis que le fils, témoin de la scène, se réfugie dans un mutisme. Le père, qui n'était pas présent, tente d'aider son épouse et son fils à surpasser ces traumatismes. La petite famille décide de fuir la ville pour un endroit calme et où la sécurité est plus certaine. Ils déménagent dans une maison qui se trouve sur le domaine du Manoir Heelshire, où a eu lieu les terribles drames du premier volet. Ignorant le passé de ce manoir, ils explorent les environs. C'est alors que le petit garçon découvre, enterrée dans les bois, une poupée étrangement réaliste qu'il nommera Brahms. Il va se lier d'amitié avec celle-ci, au point que, grâce à elle, il sort de son mutisme. Mais le plus troublant, c'est qu'il prétend que Brahms lui parle régulièrement.

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Christopher Convery, Katie Holmes, Owain Yeoman - Copyright Metropolitan Films

Le début de ce second volet nous propose une histoire vue et revue plusieurs fois dans les films d'horreur. Malheureusement, la suite ne surprendra pas les spectateurs. Dans le premier volet, nous apprenions que cette poupée était bien vivante, enfermant l'esprit d'un garçon qui aurait tué une petite fille avant de périr dans l'incendie qui a ravagé sa maison. Le scénario de cette suite ne nous apprend absolument rien de nouveau sur ce sujet. Il aurait été intéressant que l'histoire nous apporte de nouveaux éléments sur cette tragédie. Mais non, elle se concentre simplement sur la peur que provoque cette poupée sur la famille, rien de plus.

Les quelques jump scares présents dans ce film sont inefficaces. Les ingrédients du premier sont simplement repris dans le second film, avec par exemple la peur qui s'installe à travers des cauchemars. Les effets spéciaux inutiles ne sont pas épargnés, la fameuse poupée bouge les yeux et la tête. Comme cela a déjà été fait de nombreuses fois dans ce genre de films, cet effet visuel ne fonctionne plus, la peur n'est pas présente. Pourtant, le premier "The Boy" avait réussi à ne pas tomber dans cette facilité !

Un seul acteur retient notre attention : Ralph Ineson, en garde-chasse inquiétant. Il a un physique hors du commun et une présence incontestable. Seulement, son rôle est peu important et n'a aucune utilité dans ce récit plat et prévisible.

"The Boy" avait pourtant toutes les capacités pour nous offrir une suite attachante. Il est regrettable de constater que "The Boy : La Malédiction de Brahms" tombe dans le piège d'une banalité consternante...


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