22 février 2020
Critiques

The Immigrant : Un de Gray de plus !

Après quatre films, dont trois avec son acteur fétiche Joachim Phoenix, James Gray se lance dans sa quatrième réalisation, "The Immigrant". Présenté à Cannes, ce mélo-drame est resplendissant par sa lumière, son intelligence par son sujet et la prestation des acteurs.

Inspiré par des photos prises par sa grand-mère arrivé à Ellis Island en 1923, James Gray a décidé de continuer ce souvenir grâce à sa dernière création. Celle d'une immigrée qui se prostitue pour payer les soins de sa sœur.

L'héroïne, si l'on peut l'appeler comme cela, est jouée par la grande Marion Cotillard. Après le tournage de "De Rouille et d'Os", elle s'affaire dans un film avec un grand du cinéma américain

Pour les besoins de son rôle, elle doit apprendre la langue difficile : le polonais mais le résultat est plus que prometteur. Nous avons devant nous, une Polonaise en grande difficulté.

Depuis plusieurs années, Marion Cotillard est une french actress qui s'exporte bien outre-atlantique ("Nine", "The Dark Knight Rises"). Elle se sent bien dans ses super-productions et elle donne la réplique à des acteurs de renoms.

Dans "The Immigrant", elle m'a épatée par sa fragilité et sa retenue. Les plans où seul son regard nous parle sont judicieux et réussis. Finalement, pas besoin de long discours chez Cotillard, un seul coup d'oeil et elle nous transporte.

James Gray a réalisé avec "The Immigrant" une œuvre qui le touche personnellement. Cependant, il nous fait participer grâce à cette reconstitution sur l'Ellis Island. Il a tourné dans les vrais lieux et dans les conditions de 1812 à 1924.

Pour tourner, les deux cents techniciens et plus de mille figurants ont du prendre le bateau pour rallier cette île où attendait des millions d'immigrants. Nous pouvons noter que le tournage est une expérience à part entière. Ce film fait remonter des émotions et des blessures jusqu'à là cacher.

Ce qui est remarquable dans ce long-métrage, c'est aussi la lumière. « La beauté visuelle reflète la nature de l'histoire » dit le réalisateur. Ce travail, nous le devons à Darius Khondji (directeur de la photographie pour "Seven", "La Plage", "L'Interprète", "Amour"). Il y mêle une lumière épurée avec des détails sur le visage. D'ailleurs, le maquillage de l'actrice est réalisé avec délicatesse. Malgré ce personnage assez sale, elle garde un très beau visage. Fascinant.

Avec ses références sur des tableaux, musiques et films, James Gray nous éblouit avec "The Immigrant". Un film bouleversant, intense et beau.

Auteur :Joris Naessens
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