Critiques

The Last Starfighter : Critique

L'année 1982 voit le cinéma entré dans l'ère des images de synthèse avec le "Tron" produit par Disney. Deux ans plus tard, Nick Castle (collaborateur de John Carpenter et co-créateur du personnage de Snake Plissken pour "New York 1997"), réalise un space opera à petit budget où apparaissent les premiers vaisseaux spatiaux créés par ordinateur.

L'histoire débute alors que Alex Rogan, étudiant vivant dans un camping, termine le jeu vidéo Starfighter. Une nuit, il est abordé par le mystérieux Centauri qui l'emmène sur la planète Rylos. Alex apprend que le jeu est en réalité un test pour recruter des combattants interstellaires défendant la frontière contre l'invasion de l'infâme Xur et de l'armada Kodan. D'abord réticent, le jeune homme décide de prendre les commandes du Gunstar, dernier chasseur de la flotte Rylan, aidé par le navigateur reptilien Grig.

"Starfighter" se présente comme un film s'inscrivant dans le courant des années 80 : un divertissement sans prétention ne manquant pas de rythme et servi par un scénario parfois naïf ou prévisible. Quelques bonnes idées l'empêchent toutefois de passer pour un simple plagiat (ce que n'évite pas les accents musicaux empruntés à John Williams). Ici, on est plus proche de l'esprit de "Buck Rogers" que de "Star Wars". En outre, les péripéties du héros donnent à l'histoire un côté fantaisiste bienvenu.

Certes, les personnages se révèlent assez caricaturaux et le jeu des acteurs n'est pas de haute volée mais il s'avère suffisant pour gagner la sympathie du spectateur. Bien sûr, la principale attraction est constituée par les scènes d'action dévoilant des effets spéciaux innovateurs pour l'époque. Là où les techniciens avaient généralement recours à des maquettes, les engins en 3D (les termes numérique et CGI n'étaient pas utilisés dans le langage courant) évoluent au cœur de cette guerre interplanétaire. Même si les trucages visuels paraissent aujourd'hui désuets, l'ensemble conserve toutefois un certain charme. A noter que le responsable des concepts graphiques est le dessinateur Ron Cobb qui a déjà œuvré sur les univers visuels des deux premiers "Alien", "Conan le barbare", "Abyss" et "Total Recall".

Ce conte de science-fiction remplit honnêtement son contrat en faisant preuve d'inventivité et réussit son pari de divertir. Une modeste production avant tout destinée à un jeune public ou aux nostalgiques de cette décennie.

Auteur :Fabien RousseauTous nos contenus sur "The Last Starfighter" Toutes les critiques de "Fabien Rousseau"

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