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Toute la beauté du monde : Critique n° 3

Second film de Marc Esposito après le remarqué « Le Cœur des Hommes », l'ancien fondateur des magazines Première et Studio, avec « Toute la beauté du monde », adapte son propre roman homonyme. Le ton de ce film est nettement plus grave que le précédent, certains parleront de niais.

En fait, Esposito se lance dans le mélo et assume son film en tant que tel. Certes, si nous pouvons trouver forcée l'utilisation un peu trop expressive de quelques gros plans, il n'y a certainement pas à avoir honte d'utiliser certaines ficelles. Les films d'action font bien exploser tout ce qui de près ou de loin peut être consumé. Pourquoi les mélodrames ne pourraient-ils pas essayer de nous tirer une p'tite larme ? Le principal procès fait au film réside dans la représentation idyllique qu'il donne de Bali. Cependant, critiquer ce point c'est oublier que c'est précisément là le cœur du film, la problématique étant : toute la beauté du monde peut-elle faire oublier l'accablement ? Ainsi, les paysages de cartes postales de Bali n'ont pas pour simple fonction de donner de jolies images. Ils s'inscrivent en effet dans le sujet même du film et sont indispensables pour saisir pleinement le personnage de Tina. En cela, il est sans doute un peu simpliste de considérer qu'Esposito est tombé béatement amoureux de Bali sans avoir eu plus de réflexion que ça sur la façon dont il utilise ce décor.            

En fait, ce qui vous fera tomber sous le charme de ce film ou qu'au contraire, vous laissera totalement imperméable à son propos réside sans doute dans le personnage de Tina. En effet, de l'adhésion à son personnage, néanmoins parfaitement incarné par Zoé Félix, dépendra probablement votre adhésion au film dans son entier. Personnellement, j'ai adhéré.

Auteur :Loïc Gourlet
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