22 juillet 2019
Critiques

Toy Story 4 : Le fabuleux destin des jouets

Critique du film Toy Story 4

par François Bour


Neuf ans après Toy Story 3, Woody, Buzz l’éclair et les autres sont de retour dans un quatrième et ultime volet qui offre une supposée conclusion à la hauteur de la saga.


La saga Toy Story n’est pas comme les autres. Il y a 25 ans, le premier film a révolutionné le cinéma d’animation. Ses suites ont définitivement ancré Woody et Buzz l’éclair dans la mémoire de toute une génération. Comme le personnage d’Andy, le public a grandi avec les célèbres jouets et comme Andy lors du troisième film, ils s’en sont éloignés. En cela, Toy Story 3 bouclait la saga sur une note mélancolique bouleversante, tel un adieu magnifique au monde de l’enfance. Et alors qu’une nouvelle génération a envahi les salles de cinéma, la firme à la lampe de bureau remet une dernière fois à l’honneur le shérif Woody, l’astronaute Buzz l’éclair, madame et monsieur Patate, Rex le dinosaure et la Bergère. Qui n’en est plus vraiment une d’ailleurs.

C’est un fait, les temps changent et la société avec. Comme toujours avec Pixar, un film d’animation ne s’adresse pas uniquement aux enfants ou aux jeunes. C’est d’autant plus vrai avec Toy Story 4 dont les personnages et le scénario s’inscrit dans les préoccupations de la société actuelle. En d’autres termes, les trentenaires qui ont grandi avec la saga sont autant le cœur de cible du film que le jeune public. Le tour de force de ce choix est d’axer le long-métrage sur l’émotion. Après tout que pouvait-il encore arriver à Woody après avoir accepté son identité véritable, sa fonction première, ses limites et fait face à l’abandon, le cowboy décide de faire face à ses sentiments. L’amour d’un enfant pour son jouet, l’amour d’un jouet pour son propriétaire et, ici, de son créateur. Sans oublier l’amour d’un jouet pour un des siens.

Les jouets de Toy Story ont ces visages qui semblent figés mais qu’une émotion anime, dès qu’on a le dos tourné. C’est le parti pris de Toy Story 4 : Montrer les émotions de ses personnages tout au long de nombreuses péripéties. L’aventure, entre une fête foraine et un magasin d’antiquités, met désormais aux prises, Bo, la jolie bergère désormais émancipée, Woody, Buzz l’éclair et le petit nouveau Fourchette au milieu de courses-poursuites d’anthologie, d’une idylle amoureuse touchante et de gags intrépides. La création, l’appartenance, l’indépendance dont autant de thèmes qui amènent une complexité et une subtilité qui font une fois encore honneur à la saga. Quant à l’émotion présente au cœur du film sous différent angle, elle fonctionne dès les premières minutes du film. Pour les plus jeunes, il ne sera pas difficile de se mettre à la place de Bonnie. Pour les adultes, regarder Toy Story 4, c’est un écho à l’émotion ressentie lorsqu’un totem de l’enfance refait surface. Un moment de nostalgie un peu spécial. Une machine à remonter dans le temps qui ne marche cependant qu’une seule fois.

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