6 décembre 2021
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Treize Jours : Au bord du gouffre

Le script de "Treize Jours" s'inspire du récit de Robert Kennedy racontant une page dramatique de l'histoire américaine : la crise des missiles de Cuba. Le réalisateur s'attache à décrire les conflits qui se sont déroulés entre politiques et militaires au sein de la Maison Blanche. Dans le contexte de cette guerre froide, en plus d'être soumis à la pression des dirigeants soviétiques, le président Kennedy a dû s'opposer aux ardeurs belliqueuses de ses généraux.

Le scénario de "Treize Jours" mêle réalité historique et dramaturgie dans un suspense à huis clos où règne une grande tension psychologique. Entrecoupé d'images d'archives, le long métrage se veut avant tout didactique décortiquant, avec méticulosité, les rouages diplomatiques et les stratégies élaborées. Les acteurs se fondent parfaitement dans leur personnage, renforcés par leur conviction. Tout en finesse, Kevin Costner excelle dans le rôle de Kenny O'Donnell, homme de confiance et bonne conscience modératrice du président. Bruce Greenwood est remarquable de mimétisme en personnifiant un président soucieux d'éviter une guerre nucléaire et pris dans un cruel dilemme dont dépend la survie de l'humanité. Quant à Steven Culp qui interprète Robert Kennedy, il complète avec brio cette brillante distribution.

En revanche, il faut reconnaître que ce film se révèle par moments un peu trop loquace et auquel il manque un réel point de vue soviétique. Avec cette épisode historique, le monde a réellement retenu son souffle au cours de ces treize jours où s'est joué le destin du monde. Un film passionnant et maîtrisé de bout en bout par un bon artisan d'Hollywood comme peuvent l'être parfois un John Badham ou un Peter Hyams.
 
Auteur :Fabien Rousseau
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