16 octobre 2021
Critiques

Une heure de tranquillité : Distrayant

Patrice Leconte s'engage dans une nouvelle aventure comique dont le principal protagoniste est Christian Clavier, celui avec qui il a brillé dans "Les Bronzés", celui qui a fait rire l'ensemble des pays francophones dans "Qu'est ce qu'on a fait au Bon Dieu ?"

"Une Heure de Tranquillité" (distribué par Wild Bunch) se révèle être un huis clos agité, mais pourtant bien léger, toujours ponctué de sourires, parfois de rires. Il ne s'agit pas d'un film hilarant, mais il permet de se détendre. Les personnages stéréotypés et la journée atypique du personnage central amusent et divertissent. Une kyrielle d'obstacles et une accumulation rapide de petits incidents créent une atmosphère farfelue et invraisemblable.

Les amateurs de jazz et les mélomanes partagent la frustration de Michel qui ne cherche qu'à écouter un vinyle qu'il a tant cherché. Toutefois, cet événement ponctuel n'est qu'une excuse dans le scénario. En effet, une parade de révélations et de secrets de famille vont s'enchaîner, ce qui va permettre aux spectateurs de découvrir des personnages aux traits de caractères clichés mais étonnants.

Les acteurs interprètent parfaitement les caricatures qu'incarnent leurs personnages. Avec une mimique extraordinairement expressive, Christian Clavier parvient à en révéler la fureur je-m'en-fichiste et surtout égoïste. Carole Bouquet exprime avec légèreté et facilité la lassitude et l'accablement de Nathalie, femme délaissée et rongée par le remords. Quant à Sébastien Castro, il joue bien ce fils antipathique en pleine crise d'identité. En revanche, la présence de Rossy de Palma n'est pas assez satisfaisante. La promotion du film qui l'avait bien mise en avant nous avait donné l'impression d'une place plus importante dévolue à l'actrice, ce qui n'altère en rien son égayante performance.

Au bout d'1h15 d'incroyable égotisme et insensibilité, "Une Heure de Tranquillité" nous octroie quelques minutes d'émotions. Le regard silencieux d'une petite fille philippine croise celui du désagréable Michel, ce qui mène à une fin touchante et inattendue sur un fond de jazz apaisant et prodige. Si Michel Leproux a peiné à obtenir son heure de tranquillité, le spectateur, lui, l'a bien trouvé en face de ce film distrayant...

Auteure :Karen Ghantous
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